‹ Le traitement conservateur dans les salpingo-ovaritesChapitre 44 sur 48 · C. Avec annexite ancienne (à · texte numérisé non relu

C. Avec annexite ancienne (à

OBsErvaTION XLIV

Cr l/ans.

Rétroversion adhérente, annexite ancienne; entre les adhérences qui sont très étendues, poche kystique à. contenu séreux du volume du poing. Ablation d’une annexe et de la trompe par M. Pollosson, le 12 février 1910. Plicature des ligaments ronds,

Conservation de l'utérus et d’un ovaire adhérent.

Résultat : Un an et demi après : Améliorée. La malade qui a des tares nerveuses, parait exagérer ses sensations.

R. général : Les bouffées de chaleur qui avaient persisté après l'opération, ont disparu peu à peu; travaille très peu.

R. local : Pertes blanches ; douleurs parfois dans les

rapports; quelques douleurs à la miction. Règles nor-

males. Au toucher, utérus retombé.

OBsErvarTION XLV

DAS ans

Rétroversion, salpingite droite ancienne ; trompe gauche infantile. Ablation de l’annexe droite, fixation de l'utérus le 24 septembre 1907.

Conservation de l'utérus, de la trompe gauche en partie, et de l'ovaire gauche atteint de périovarite.

Résultat : Quatre ans plus tard : Mauvais. (Nouvelle intervention proposée et refusée).

R. général : Ne se porte pas bien, travaille avec peine ; a des malaises et des bouffées de chaleur.

R. locaux : Douleurs dans l'intervalle des règles. Dysménorrhée non améliorée par l'opération (elle avait déjà subi une dilatation utérine en 1906). Peu de pertes blan-

ches ; quelquefois la miction est douloureuse.

OgservaTion XLVI

P.:,73#%ans:

Rétroversion adhérente, salpingite bilatérale. Double salpingostomie ; fixation de l'utérus, par M. Patel, en

Conservation de l'utérus, des ovaires sains et d'un mor-

ceau de chaque trompe.

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Cm Es

Analyse des Observations

Nos observations, inédites, ont trait à des malades opérées pour la plupart dans le service de M. le Prolesseur Pollosson. Ce sont des femmes aux professions diverses, des femmes de la consultation gratuite souvent, qui sont obligées de travailler pour vivre, et qui viennent ordinairement trouver le chirurgien parce qu'elles souffrent, que la douleur les empêche de travailler, ot qu’elles veulent qu’on les débarrasse de cette douleur.

Leur âge varie entre 16 et 34 ans ; ce sont donc des femmes encore très jeunes. Aussi les opérateurs ont-ils été fortement imprégnés de l'idée de conservation. Rares sont les cas nettement aigüs, où la main du chirurgien a été forcée par une de ces interventions d'urgence pendant laquelle se joue le sort dela malade. La plupart des cas sont subaigüs ou chroniques.

Les opérateurs ont été différents pour ces diverses malades. C’est un avantage pournotre statistique finale, que celui de voir éliminé ainsi d'emblée le cœflicient

Nora

personnel, car nous avons dit que dans les cas douteux, les interprétations des lésions, et par suite la conduite à tenir, variaient avec chaque chirurgien. C'est donc surtout ainsi qu'ilfaudra interpréternos résultats finaux : résultats éloignés de la conservation partielle dans les cas douteux, dans les cas où chacun aurait une conduite différente ; la lecture de ces résultats pourra nous faire prévoir dans une certaine mesure ce que nous devons attendre de la conservation quand nous aurons l’occasion de la tenter.

Nos malades ont été revues jusqu’à 6 ans après l’opération ; c’est dire que les observations ont, pour la plupart, subi l'épreuve du temps.

Au point de vue étiologique nos observations se décomptent ainsi: sur 46 cas, 43 sont de nature blennorrhagique, 2 seulementnettement puerpéraux, et 1 de nature tuberculeuse. C’est dire que dans 43 cas au moins l'utérus a été infecté.

La conservation de cet organe a été systématiquement pratiquée. Dans deux cas seulement l'utérus a été enlevé.

Les annexes ont subi des extirpations de plus ou moins grande importance, suivant l'étendue des lésions.

Aucun incident à noter à la suite de ces opérations saui une hématocèle tardive (Obs. XXXVIIT) dont la malade a parfaitement guéri. Toutes sont sorties de 3 semaines à { mois de l’hôpital, sauf la malade de l'observation X qui a eu des abcès de la paroi.

Sur les 46 cas nous relevons 29 observations où l'annexite était prédominante, et 17 autres où la rétro-

AS

MER QE ue

version tenait la première place dans la symptomatologie de la maladie. Les 29 annexites comprennent 13 guérisons définitives, 8 améliorations et 8 échecs : soit 21 cas favorables ; les 17 rétroversions accompagnées d’annexite comprennent : 11 guérisons, 4 améliorations et 2 échecs, soit 15 cas favorables. Il semble donc que les récidives soient plus fréquentes en cas d’annexites suppurées, que en cas de reliquats d’annexites accompagnant une rétroversion.

Ces cas se décomptent ainsi :

10 ablations unilatérales d’annexes, pour 10 pyosalpinx ou abcès de l’ovaire, et comprenant 4 guérisons définitives (malades revues de 1 an à 2 ans 1/2 après l'opération) 5 améliorations (obs. I, IT, III, VIIT, IX) et un chec (obs. V).

L ablation unilatérale d’annexe pour hématosalpinx, améliorée (obs. XI).

5 ablations unilatérales pour hydrosalpinx ouovarites kystiques, comprenant? améliorations (obs. XIF, XIIT), 2 échecs (obs. XIV, XV) et 1 bon résultat.

l'ablation unilatérale pourannexiteparenchymateuse, L échec (obs. XVIT).

3 conservations partielles d’une annexe (trompe amputée) pour salpingo-ovarites bilatérales, avec trompe conservée purulente mais ouverte : 2 succès (malades revues 5 ans et 5 ans 1/2 après) et un assez bon résultat, la malade (obs. XIX) ayant dù subir un curettage un an après ; elle va actuellement très bien.

5 conservations de l'ovaire pour salpingo-ovarites suppurées bilatérales, la trompe la moins atteinte étant fermée : 4 succès complets (deux malades revues

re

5 ans et5 ans 1/2 après, deux autres revues 4 mois et 3 mois 1/2 après); et 1 amélioration (obs. XXV), la malade ayant dù subir un curettage va actuellement très bien.

4 conservations d’un ovaire pour annexites bilatérales anciennes ou kystiques, avec deux ablations de l'utérus, 2 succès ; et deux conservations de l'utérus, 2 échecs (obs. XXVIIT et obs. XXIX récidive).

12 opérations pour rétroversion avec salpingites subaiguës ayant donné 1 échec, 3 améliorations et 8 assez bons résultats. Ces résultats se décomptent ainsi : pour 9 ablations unilatérales d’annexes, 7 guérisons (deux malades revues 4 mois et { an après, 5 malades revues de 2 ans à 5 ans après), l amélioration (obs XXXIID et 1 échec (obs. XXXVIT ; pour 3 conservations d'ovaire, ! bon résultat (revue 6 mois après) et 2 améliorations (obs. XXXVI, XXXIT.

2 conservations d’annexes pour hydrosalpinx unilatéral, avec rétroversion, ayant donné 2 succès (malades revues 2 ans après).

3 opérations pour annexites anciennes, une ayant fourni un bon résultat (revue 2 ans après), 1 amélioration (obs. XLIV) et 1 échec (obs. XLV).

Nous concluons de cette analyse que, la conservation est indiquée dans les cas de pyosalpinx unilatéral et donne les meilleurs résultats (9 fois sur 10); que la conservation d'un ovaire parait possible dans un grand nombre de cas ; que l'utérus est une cause d'échecs; que la conservation donne de meilleurs résultats pour les cas suppurés circonscrits, que pour

les annexites chroniques difjuses accompagnées où

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non de rétroversion, mais que les cas suppurés diffus exposent au maximum de récidives.

- En résumé, sur 46 interventions conservatrices, nous notons : 24 succès complets, 14 améliorations et 8 échecs. Ce qui montre que le traitement à été utile à ces malades 38 fois sur 46, soit dans 82, 6 °|, des (HT

En outre nous relevons 5 grossesses dont 2 ayait donné 2 enfants vivants (obs. XXX, XXIX), 2 fausses couches au deuxième mois dont nous ignorons la cause (obs. I, XL) et 1 femme enceinte de 2 mois (obs. XV), au moment de l'examen. Ce qui veut dire que dans les ablations partielles d'annexes on peut espérer la grossesse dans 10, 9°}, des cas.

Une seule récidive s'est produite, (0Ob. XXIX) ayant donné lieu à une opération itérative subie avec succès; cette malade a donné le jour à un enfant vivant, entre les deux opérations. Deux malades améliorées par l'opération, ont dû subir un cureltage quelques mois après (Obs. XIX-XXV), d’ailleurs avec plein succès.

1° Les échecs

On ne peut guère en définir exactement la cause : A part l'opération itérative, 7 autres malades n’ont aucunement bénéficié du traitement conservateur ou ont eu des récidives locales sans accidents nécessitant une intervention. Parmi elles, trois récidives locales du côté opposé à l’ablation et supposé sain (Obs. XV-XVII-XX VII ; une impotente, mauvais résultat

dû vraisemblablement à de la métrite (Obs. XXX VID) ; enfin trois autres dont on ne peut pas dire la cause (Obs. XIV-V-XLV). Nous ne pouvons rien tirer de ces mauvais résultats si ce n’est que les annexes supposées saines sont souvent malades. Peut-être est-il permis de penser qu'une partie de ces femmes, non mariées pour la plupart, ont pu se réinlecter.

2° Les améliorations

Les améliorations tiennent à ce que la guérison des troubles locaux n’a pas été parlaite. Toutes ces malades, cependant, peuvent travailler.

La douleur persiste dans tous les cas, plus ou moins intense.

a) Il est des cas où elle nous paraît dûüe à une récidive locale, tout ce qui était pathologique n'ayant sans doute pas été extirpé. C’est là le principal écueil, provenant de la difficulté du diagnostic et du peu de précision des indications d’après l'anatomie pathologique. Ces cas sont heureusement peu nombreux 4 sur 14 seulement: trois fois l'ovaire privé de sa trompe est devenu douloureux (deux fois du côté de l'ablation, obs. XI-XXXIT et une fois du côté opposé, obs. IX) ; dans un cas l'ovaire était gros et nettement pathologique (Obs. IX). Dans le dernier cas, les douleurs sont dues à la présence d’une trompe conservée infectée, Jugée cependant assez saine pour être laissée en place.

b) Plus nombreux nous semblent les cas où la dou-

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