‹ Le traitement conservateur dans les salpingo-ovaritesChapitre 7 sur 48 · PAS · texte numérisé non relu

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Historique

Jusqu'en 1872 le traitement des annexites a été un traitement presque exclusivement médical. C’est à partir de cette date, que sous l'initiative de Lawson- Tait commence le véritable traitement chirurgical. Le

premier il eut l’idée d’enlever directement à l’aide de

la laparotomie les annexes malades. Cette opération ne tarda pas à être universellement adoptée.

Mais bientôt à cause de certains insuccès, Péan imagina d'enlever l'utérus par le vagin pour permettre l'évacuation facile des suppurations pelviennes, en supprimant la « bonde » qui fermait la cavité abdominale. L’hystérectomie vaginale, suivie ou non de l’ablation des annexes fut ensuite vulgarisée par Segond qui s’en fit le plus ardent défenseur.

On s’aperçut, dans la suite, que cette merveilleuse opération ne donnait pas des résultats excellents dans tous les cas. Il était parlois difficile, dans les cas compliqués de faire une opération complète par le vagin. Aussi à la suite des progrès de la chirurgie abdominale, on essaya d'appliquer à la cure des annexites

l'hystérectomie abdominale totale avec ablation des annexes malades. Cette méthode supplanta dans bien des cas l’hystérectomie vaginale.

Après avoir traversé pendant quelques années une période de castration à outrance, on ne tarda pas à s'apercevoir que dans un grand nombre de cas, les malades, qui avaient subi la castration totale, continuaient à souffrir et que la suppression de la glande vénitale occasionnait chez elles des troubles variés qui n'étaient pas seulement les accidents de la ménopause simple.

A la suite de quelques tentatives heureuses en Allemagne, Schrœder 1884, Martin 1889, Skutsch 1889 ; en Amérique Murphy 1885, Polk 1886 ; en France Terrillon 1885, s’élevèrent de tous côtés des voix qui crièrent les abus de la castration. C’est ainsi que Doleris écrivait en 1892 un article véhément, intitulé : « Trop de mutilations inutiles, pas assez de gynécologie conservatrice », Tillaux écrivait en 1894 qu’ «il ne saurait trop s'élever contre l'abus déplorable qui est fait aujourd'hui de ce genre d'intervention (ablation des annexes) » que Munde disait « qu'il serait heureux s’il pouvait amener la jeune génération à user moins du bistouri et à conserver à la femme ses organes caractéristiques ».

Pendant ce temps étaient apparues des opérations nouvelles et des perlectionnements à la technique ancienne.

Polk indiquait son procédé de libération des adhérences et de cathétérisme de la trompe (1887); Skutsch créait la salpingostomie (1889).

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