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Partout, on signalait de bons résultats locaux et généraux, on publiait des cas de grossesse.
Un engouement considérable se fit bientôt pour la chirurgie conservatrice des annexes; et, aux bons résultats du début, il fallut ajouter des cas malheureux, suivis de récidives. De nombreux travaux furent publiés à la suite desquels les chirurgiens de tous les pays se partagèrent en partisans et adversaires de la chirurgie conservatrice des annexes.
En Allemagne cependant, où le mouvement conservateur était né, les partisans furent nombreux; les publications de Martin (1889-1891), de Skutsch (1889), de Sippel (1893), de Dürsshen (1894), de Mackenrodt, apportèrent de brillants résultats qui aidèrent vaillamment à soutenir la lutte pour la conservation. En Angleterre, Polk (1891-1894) et en Amérique Dudley (1893), qui délendit les idées de Polk, firent des tentatives couronnées de succès. Gersuny suivit leur exemple (1897); Vineberg et Jewet soutinrent devant là société obstétricale de New-York l'utilité de la conservation partielle des annexes. Dudley publie une statistique de 88 opérations conservatrices des annexes parmi lesquelles plusieurs pyosalpinx ; la guérison fut radicale dans tous les cas, 14 malades accouchèrent normalement et à terme. Burrage en 1900 rapporte les bons résultats qu'il a eus à l’occasion de 137 opérations conservatrices des annexes.
En France il n’y a que quelques années que ces méthodes ont trouvé des défenseurs.
En juillet 1891, Pozzi communique .à la société de
chirurgie un cas de résection de l'ovaire avec salpin-
gorraphie. Il recommande ces opérations ainsi que la rupture des adhérences. Routier ayant eu deux cas
malheureux se montre l'adversaire de ces interventions k F :
conservatrices. En 1895, Delbet entre dans cette voie
et publie une observation remarquable de salpingos- tomie suivie de grossesse.En même temps, Laroyenne, à Lyon, publiait les bons résultats de son opération. À cette époque apparaissent les thèses de Chavin (1895), de Isaac (1895), de Dezon (1897), de Montana (1897), d'Ayrolles (1897) qui préconisent la salpingoovaro-syndèse de Clado, et enfin de Jarsaillon (1900) qui vante les bons résultats de la salpingostomie. Les communications de Tuflier, de Legueu et de Faure à la Société de chirurgie de Paris, en 1905, s'occupent de la question. La thèse de Py en 1909 vante les avantages des opérations conservatrices, pendant que son maître, de Rouville fait paraître une série de 130 observations conservatrices, suivies de bons résultats (1910-1911).
Actuellement beaucoup de chirurgiens français, sous l'impulsion de Pozzi sont conservateurs, en gynécologie: Schwartz, Tuflier, Legueu, Terrier, Delbet, Boully et même Richelot.
Mais un certain nombre en tête desquels il faut citer: Routier, Segong, Reclus, sont les adversaires
acharnés de cette méthode.
La Castration totale et ses partisans.
La castration totale a été longtemps enfaveur auprès d’un grand nombre de chirurgiens jusqu’à ces dernières années ; elle l’ést encore, auprès des adversaires de la conservation, qui cependant gagne peu à peu du terrain. Quelles sont les raisons qu'évoquent les partisans et les adversaires de la conservation pour repousser ou vanter cette opération radicale ?
Ses Avantages.
La principale raison qu'invoquent certains chirurgiens en faveur de la castration totale c’est la réalité d'une guérison durable. C'est ainsi qu’en 1897, Delagenière consulté écrivait (Audiau). « Toutes nos opérées vont à merveilles. Je n’ai jamais eu de satisfaction plus grande dans aucun genre d'intervention : œuéries de lopération, ces malades recouvrent complètement la santé ». À cemoment la fonction de sécrétion interne de la glande ovarienne était peu connue et