‹ Le Traitement d'Attaque et d'Entretien des Hyperthyroidies par le Benzyl ThiouracileChapitre 13 sur 36 · V. —— GOITRES BASEDOWIFIÉS · texte numérisé non relu

V. —— GOITRES BASEDOWIFIÉS

Mme Mar, 31 ans.

Evolution rapide d’une hyperthyroïdie sur un goitre ancien ; seule l’exophtalmie n’apparaît pas. Le métabolisme basal est à + 50 %. La malade suit le traitement d’attaque, puis le traitement d'entretien jusqu’au sixième mois, après n'avoir bénéficié que d’un progrès très restreint, À ce moment, asthénie, nervosité accrues, sensation de vertige, l’amènent à cesser le traitement. Ces malaises correspondent en fait à un début de grossesse, La malade n’a pas été revue. |

M. Mo, 55 ans. Goître plongeant.

Le malade est porteur d’un goitre plongeant ancien qui, en 1948, se complique d’accidents de compression : dyspnée, cyanose, circulation collatérale, œdème en pèlerine, raucité de la voix. Devant cet état, l'intervention est différée, mais à la fin de l’année 1949, les signes d’hyperthyroïdie se révèlent après une phase d’amaigrissement, Le traitement au bénzyl thiouracile est entrepris en mars 1950 et le traitement d’entretien se prolonge jusqu’en octobre 1951 (50 mmgr pendant un an). Vingt mois de traitement en tout,

Progressivement, tous les signes se sont amendés, les signes de compression, la dyspnée, la tachycardie ont disparu et le métabolisme basal, impossible à mesurer au début, puis à + 57 % pendant le traitement d'attaque, se maintient depuis le mois d'avril 1950 à 0,

MAS Ro::925 4ns.

Antécédents de rhumatisme articulaire aigu à 13 ans. Goitre diffus depuis l’enfance sur lequel en 1950 se greffe l’hyperthyroïdie, Le traitement au benzyl thiouracile est entrepris en novembre 1950, après une tentative infructueuse de théra-

peutique purement sédative au cours de laquelle le métabolisme

basal se maintient à. + 50 %.

Dès le premier mois du traitement, le métabolisme basal est à + 10 % et l’on note une ascension régulière du nombre de globules blancs depuis le début du traitement : 4.000 avant 1c benzyl thiouracile, 6.000 en fin de traitement, avec diminution de la lymphocytose. Insomnie et nervosisme ont été lents à disparaître. Grande amélioration du point de vue menstruel à la fin du traitement qui a duré un an,

Mie Vi, 49 ans,

La malade est porteuse depuis l’âge de 20 ans d’un goitre irerte, volumineux, qui a augmenté de volume lors de chaque grossesse (sept enfants). Depuis 1949, avec un amaïigrissement de 20 kg, s’est constituée une hyperthyroïdie intense. Le traitement au benzyl thiouracile est entrepris en juin 1950 et il est suivi par la malade pendant seize mois avec une amélioration importante. Dès le premier mois, en effet, le métabolisme basal est passé de + 74 % à + 2 % et, en octobre 1951, il est a — 8 %. La malade a repris à cette date 17 kg. Seule, la dyspnée deffort s’est maintenue en fin de traitement.

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