VI. — CARDIOTHYRÉOSES
Mme Bon, 65 ans.
Constitution récente chez ceite malade d’uné hyperthyroïdie importante avec amaigrissement et décompensation cardiaque: arythmie, œdèmes des membres inférieurs, éréthisme vasculaire et hypertension artérielle modérée, Le métabolisme basal est à + 94 % (mais la malade est dyspnéique).
Le traitement au benzyl thiouracile, est suivi d’une facon
irrégulière pendant trois mois avec un succès médiocre, Le - métabolisme basal est encore à + 84 %. Le poids a augmenté de 2 kg, nervosisme et palpitations sont encore intenses ; seuls les œdèmes des membres inférieurs ont disparu.
Peu de temps après, la malade meurt d’une affection intercurrente, sans rapport avec son hyperthyroïdie,
M,2F0.., 49°ans.
Goitre ancien opéré (du côté droit seulement) en 1923. On note aussi des antécédents de rhumatisme articulaire aigu. Depuis la fin de 1949, apparition de dyspnée, asthénie, amaigrissement, En mars 1950, le traitement au benzyl thiouracile est entrepris alors que le malade est fébrile (pénicillothérapie inefficace) avec cœur dilaté, arythmie complète à l’électrocardiogramme et amaigrissement de 13 kg en un mois (ce malade pléthorique pesait 108 kg auparavant), La dyspnée et l'agitation rendent impossible la mesure du métabolisme basal. Le traitement anti-thyroïdien associé aux toni-cardiaques amène une régression partielle des signes en deux semaines avec disparition de l’hyperthermie. Le métabolisme basal est alors à + 35 %.
L'association de thyroxine au benzyl thiouracile amène une reprise des signes et un mois après le métabolisme basal est à + 50 %. L’état reste stationnaire et l’intervention est décidée, On substitue le Lugol au benzyl thiouracile. Dès larrêt de celui-ci, aggravation : le métabolisme basal est à + 70 % un mois après, avec arythmie complète. Les signes de gravité se maintiennent.
Après une préparation soignée, le malade subit l’intervention, mais quatre heures après, un collapsus brutal lemporte.
Ms Za..., 64 ans,
On assiste à l'installation progressive d’une insuffisance cardiaque chez cette malade porteuse d’un goitre depuis dix ans. A côté de signes nets d’hyperthyroïdie avec métabolisme basal à + 54 %, on note l’existence de signes de décompensation cardiaque : dyspnée d’effort, œdèmes des membres inférieurs, arythmie complète par fibrillation auriculaire, De plus, avant tout traitement, la formule et la numération sanguines montrent une anémie, une leucopénie à 3.500 et une lymphocytose à 46 %.
Sans aucun toni-cardiaque, le traitement au benzyl thiouracile est entrepris à dose d’attaque. En un mois, les œdèmes et la dyspnée disparaissent, le rythme cardiaque se régularise, le métabolisme basal descend à + 22 %, Au deuxième mois,
RO
ie poids a augmenté de 5 kg malgré la disparition des œdèmes et les grosses anomalies de l’électrocardiogramme ne sont pas retrouvées. Tout se borne à quelques extra-systoles. L’anémie, la leucopénie et la lymphocytose ont régressé (5.000 globules blancs, 28 % de lymphocytes).
On adresse alors la malade à un service chirurgieal et la thyroïdectomie complète l’amélioration,
La malade quitte le service en parfait état avec une cholestérolémie à 1,40 gr %o et une formule hématologique à : 3.000.000 de globules rouges, 8.200 globules blanes et 30 % dc lymphocytes.
Revue six mois après, la malade est toujours en bon état général,