MALADES REVUS 5 A 6 MOIS APRÈS L’ARRÊT DU TRAITEMENT
Obs. n° 5: très bon état clinique. Aucun signe n’a réapparu. Le métabolisme basal est à + 5 %.
Obs. n° 9: depuis quelque temps la malade a constaté une reprise de ses malaises. Le pouls est à 110/120. Léger amaigrissement. Réapparition d’un nervosisme très atténué. Le métabolisme basal est à + 19 %. Seul le tremblement n’a pas repris. La malade est remise en traitement à dose d’entretien: 75 mmzgr.
Obs. n° 16: récidive après cinq mois d’arrêt du traitement. Seul le goitre ne réapparaît pas. Le métabolisme basal est à + 26 %. La malade est remise à 100 mmgr de benzyl thiouracile pour deux mois.
Obs. n° 17, 21 et 22: excellent état clinique actuellement.
—— MALADE REVUE UN AN APRÈS L’ARRÊT DU TRAITE- MENT: l.
Obs. n° 30: récidive post-opératoire. Traitée quatre mois à dose d’entretien (100 mmgr). Un an après la cessation du benzyl thiouracile, l’état clinique est parfait. Le métabolisme basal est à 0. Le poids a continué légèrement à augmenter depuis l’arrêt du traitement.
En résumé, dans les quatre premiers mois, la guérison clinique reste acquise. C’est à partir du cinquième ou du sixième mois que la récidive peut apparaître. Dans notre étude, elle s’est réalisée chez 2 de nos malades sur 7 suivis depuis au moins dix-huit mois.
Ce fait soulève le problème de l’avenir des basedowiens traités aux anti-thvroïdiens de synthèse. Un
See
certain nombre: 50 à 60 %, selon la plupart des statistiques, semblent définitivement guéris (45), à condition que le traitement ait été correctement mené et suffsamment prolongé. Chez les autres, à un degré plus ou moins intense, l’hyperthyroïdie réapparaît au bout d’un temps variable. Ce fait peut être fort bien expliqué par les résultats expérimentaux: chez le rat en effet, après cessation du benzyl thiouracile administré à des doses comparables aux doses thérapeutique, la thyroïde reprend rapidement aspect histologique et fonctionnement normaux. L’antithyroïdien n’agit donc expérimentalement — et à ces doses faibles — que comme un frein irès souple de la sécrétion thyroïdienne (6, 7 et 8).
Bien que les conditions soient différentes et en particulier que la glande thyroïde soit intacte chez l’animal, ce retour à une physiologie normale permet sans doute d’espérer que l’administration intermittente ou continue de benzyl thiouracile à des doses minimes, contrôle indéfiniment l’hyperthyroïdie chez ces malades. Un recul de plusieurs années sera nécessaire pour vérifier cette hypothèse.
Indications thérapeutiques de l’hyperthyroidie