‹ Le Traitement d'Attaque et d'Entretien des Hyperthyroidies par le Benzyl ThiouracileChapitre 31 sur 36 · I — INDICATION DES ASSOCIATIONS · texte numérisé non relu

I — INDICATION DES ASSOCIATIONS

a) SÉDATIFS:

Dans la majorité des cas, la maladie de Basedow est venue greffer une hyperthyroïdie sur une neurotonie préexistante. Il est donc logique d’associer à l’antithyroïdien un traitement sédatif qui atténuera l’excitabilité des centres neuro-végétatifs: ce traitement sera tcujours à base de phénobarbital, corps qui donne les effets les plus satisfaisants. La dose quotidienne, nous l’avons vu, doit toujours s’élever au moins à 5 ou 10 centigrammes. Son action sera heureusement complétée par l’association de sédatifs moins électifs: cratoegus, valériane, passiflore…

Le plus souvent, une fois l’hyperthyroïdie jugulée, fe malade redevient ce qu’il était: un neurotonique. Il sera bon alers de prolonger la thérapeutique sédative.

Ajoutons que dans la mesure où les conditions de vie le permettent, le repos aussi complet que possible doit être observé par le malade: c’est là un élément important du traitement de l’hyperthyroïdie.

b) (ŒSTROGENES:

Les hyperthyroïdies de la ménopause et de Ia castration bénéficient grandement du benzyl thiouracile.

Mais l’association d’æstrogènes est utile pour freiner l’hyperactivité anté-hypophysaire. LEDERER (40), fait même de cette thérapeutique hormonale le véritable traitement étiopathogénique de ces formes d’hyperthyroïdie. (Nous avons souvent utilisé le dienæstrol).

Les œstrogènes peuvent aussi être associés à l’antithyroïdien dans les hyperthyroïdies accompagnées d’hypeménorrhée où d’aménorrhée.

c) : Corps H.:365:5

Ce corps peut rendre des services en cas de forte exolphtalmie ou de goitre important et récent. Mais il faut bien dire que la nécessité d’employer de fortes doses et de les prolonger entraîne très souvent des phéiomènes d’intolérance. | |

Les résultats obtenus ne nous ont d’ailleurs pas paru suffisamment démonstratifs pour passer outre à ces inconvénients.

d) THYROXINE:

L'association de thyroxine à l’anti-thyroïdien semble paradoxale. Cette solution est pourtant adoptée par divers auteurs (36, 45) qui espèrent ainsi éviter l’augmentation du goitre et de l’exophtalmie et l’apparition d’un myxædème. N'ayant jamais constaté ces complications chez nos malades et ayant noté au contraire une aggravation nette de l’hyperthyroïdie dans le seul cas où cette association fut réalisée (obs. 28) nous pensons qu’elle est contre-indiquée.

A notre avis, après le coup d’arrêt du traitement d'attaque, les doses plus réduites du traitement d’entretien permettent la libération contrôlée de thyroxine endogène dans des conditions aussi proches que possible de la physiologie.

e) IopE:

Quant à l’association avec l’iode, les idées les plus contradictoires ont été émises à ce sujet (23, 36, 45, 51).

. Notre expérience en ce domaine est insuffisante pour que nous ayions une opinion personnelle.

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