‹ Le Traitement d'épreuve dans le diagnostic de la syphilisChapitre 11 sur 22 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

La nommée B..… Antoinette, âgée de 54 ans, entre le 25 février 4931 dans mon service de l'Hôpital Saint-Louis, salle

DRE a Henri-IV, pour une éruption de la face accompagnée de douleurs de la joue droite ayant apparu le 14 février 1931. Les conditions d’apparition de cette éruption faciale sont

assez curieuses, car à cette. époque la malade ressentait de vio-

lentes douleurs dans la cuisse gauche qui firent penser à une

névralgie sciatique. C’est 4 à 5 jours après cette douleur des membres que dans la bouche apparurent des plaques sur la moitié droite de la voûte palatine ; puis rapidement en apparurent d’autres sur la lèvre supérieure du même côté, sur le nez, à la région malaire droite, sur le sillon nasogénien, avec quelques éléments erratiques dans la région maxillaire inférieure du même côté, à la commissure labiale droite. Des douleurs très vives s’installèrent alors dans toute la face du côté droit à type névralgique continu avec paroxysme, sensation de brûlure vive aux téguments et de piqüre aux gencives.

Plus tard, c’est-à-dire huit à dix jours après les douleurs de la cuisse apparurent quelques vésicules sur la fesse gauche et sur la cuisse correspondante.

A l'entrée dela malade,les vésicules de la fesse et de la cuisse étaient cicatrisées. À la face, au contraire, elles étaient nombreuses, de tailles variables, allant d’une tête d'épingle à un petit pois et entourées d’une collerette érythémateuse; il y avait dans la région une légère hyperesthésie. Les réflexes achilléens, rotuliens, pupillaires'sont normaux ; il n'y à pas de troubles oculaires et auriculaires. |

Les antécédents de la malade né sont pas très chargés.

La réaction de Wassermann est négative.

Comme Ja malade continue à souffrir nous lui faisons une injection intraveineuse de 30 centigrammes de 914, le 7 mars :

-or elle nous raconte que le lendemain elle souffre moins et le

Re ru

nl 10 mars, soit trois jours après l'injection, elle nous dit que toute douleur a disparu. Une nouvelle injection de 45 centigrammes

est pratiquée le 11 mars et la malade sort le 13 à sa demande complètement débarrassée de ses phénomènes douloureux.

Donc chez cette malade où il n’y avait aucun signe de syphilis le novar a pu améliorer un zona, ce qui prouve que ce médicament n’est pas spécifique.

Une autre observation de G. Milian et Horowitz au sujet d'une maladie de Dubring confirmera cette notion.

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