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muth des sujets atteints de cette dermatose et chez lesquels il était impossible de déceler d'aucune facon une affection tréponémique. Très souvent le résultat fut rapide et très bon. Aussi avons-nous pu affirmer que le bismuth n’agissait pas en qualité de médication anti-syphilitique ».
Pierre dans sa thèse (Paris, 1928) rapporte 10 cas de lupus traité par le bismuth et améliorés ou guéris par celui-ci. Parmi ces 10 cas un seul mettait en cause la syphilis.
Ces exemples viennent donc confirmer la suspicion que l’on doit apporter aux résultats d’un traitement d’épreuve. Car ou l’on admet a priori que ce qui guérit par les médicaments anti-syphilitiques est syphilis ou conséquence de syphilis, et alors nous serions forcés de ranger le lupus érythémateux comme syphilitique ; ou bien l’on doit ne plus croire à la spécificité des médications et ainsi ne ne plus adopter qu'avec la plus grande réserve les résultats d’un traitement d’épreuve.
Nous avons déjà étudié les cas où bismuth et arsenic amélioraient des lésions ou des affections où la syphilis n'était pas en cause. Nous allons voir que cette absence de spécificité frappe également les autres médications anti-syphilitiques.
Mercure.
Ce médicament a été autrefois beaucoup plus utilisé qu’il ne l’est maintenant. Mais il l’est encore
suffisamment et on a pu attribuer à son action spécifique, conjuguée à celle de l’arsenic, des succès thérapeutiques dans des cas d’eczéma. |
M. Ravaut à différentes reprises (Société Médicale des Hôpitaux 1922, Presse Médicale, mai 1923) a avancé que le calomel et l’arsenic avaient amélioré ou guéri des cas d’eczéma chez des sujets hérédosyphilitiques. Il estimait'que c'était la syphilis qui était à la base du déséquilibre humoral cause de l’eczéma. En administrant mercure et arsenic il agissait par contre-coup sur l’eczéma. Ces arguments ont été, repris par Duval dans sa thèse de 1924 où il apporte de nombreuses observations à l'appui de cette opinion. Dans certaines de celles-ci la syphilis dans l’ascendance est en somme nettement établie. Mais dans d’autres malgré enquête approfondie il n’y a aucun signe de syphilis. Nous en citerons une en particulier,