SIMS
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v LS RÉ PERS
Gomment utiliser les résultats d’un traitement d’épreuve, au point de vue diagnostique ?
” [ressort clairement des différentes observations que nous venons de voir que le traitement d’épreuve ne peut être pris comme critérium brutal.
Rejeter la syphilis quand le traitement ne donne pas d'améliorations c’est dire'que la paralysie générale n’est pas syphilitique, que les syphilis arsénorésistantes ne sont pas des syphilis. Donc le résultat négatif du traitement d'épreuve n’a aucune valeur.
-Admettre qu’une lésion est syphilitique quand le traitement l’améliore ou la guérit c'est risquer de dire que le lupus érythémateux, le zona, la maladie de Duhring sont syphilitiques.
Peut-on utiliser encore le traitement d'épreuve en apportant quelques réserves dans l'interprétation des résultats ?
MM. G. Massia et Pillon disaient que « pour avoir une valeur diagnostique réelle, un traitement d'épreuve doit donner une amélioration rapide et dans un temps normal une guérison complète ».
EB
Mais il est des affections syphilitiques qui ne sont influencées que très lentement par le traitement spécifique, tel le tabès et l’aortite.
Inversement il est des affections comme le zona ou la maladie de Duhring qui « s’améliorent et guérissent rapidement » par les traitements anti-syphilitiques.
Le traitement d'épreuve peut rester un élément de diagnostic, fournir une présomption ; mais il est
vain de lui demander justement d’élucider à lui seul.
un cas difficile, Ses résultats devront toujours être
interprétés avec beaucoup de circonspection. Ils
devront toujours subir un contrôle. Les résultats de laboratoire, les réactions humorales le contrôleront, mais moins encore que les données cliniques sur lesquelles jamais on ne lui donnera le pas.
Là peut-être où il peut conserver une valeur, c'est pour fixer la nature d’une affection en général. Une affection qui guérit presque constamment par les médications spécifiques est probablement syphilitique. Surtout inversement une affection qui ne guérit qu'irrégulièrement, tantôt très bien, tantôt médiocrement et tantôt point par les thérapeutiques antisyphilitiques, aura peu de chance d'être d’origine tréponémique. Encore faut-il mettre à part des affections syphilitiques insensibles à la thérapeutique spécifique.
Gonelusion.
19 Un traitement d’épreuve doit être autant que possible énergique ;
20 Il ne doit pas guérir les deux affections que l’on veut différencier ;
30 Le traitement d’épreuve n’améliore pas toujours la syphilis ;
49 Il peut améliorer ou guérir des affections qui
De non seulement ne sont pas syphilitiques mais encore ne se développent pas chez des sujets entachés de syphilis héréditaire ou acquise ;
50 Il ne pourra donc être pris comme argument péremptoire dans la discussion d’un diagnostic, il demandera toujours à être contrôlé par les résultats
de laboratoire et surtout ne prévaudra jamais contre
les données cliniques. A lui seul ce n’est pas un élé-
+ ment de diagnostic.
Vu : le Président de la thèse,
LOEPER.
Vu : le Doyen de la Faculté,