NOUS
Enfin les lésions constatées dans les cas d’arséno- ‘résistances sont souvent atypiques non plus dans leur morphologie mais par le moment où elles se produisent. On peut voir une tertiarisation précoce. Inversement il se produit des récidives chancriformes (une fois sur quatre ou cinq suivant R. Cohen).
De plus les réactions sérologiques sont irrégulières dans les cas d’arsénorésistances. Lacapère en 1922 rapporte un cas où le Wassermann était négatif, en 4927 sur 4il cas Hudelo et Rabut trouvaient 6 Wassermaan négatifs. Lortat-Jacob et Solente ont publié troiscas où les Wassermann étaient également négatifs. 39 cas de syphilis arséno-résistante avec Wassermann négatifs sont signalés dans la thèse de Bureau (1929). Chez les 18 malades cités par Gougerot, Burnier, Ragu et Weil 3 seulement avaient des réactions négatives.
Pour donner un exemple concret de résultats que l'on obtiendrait en suivant la réponse d’un traitement d'épreuve nous pouvons supposer un malade présentant des lésions papulo-squameuses; on pense au psoriasis ; le Wassermann est négatif, le traitement d’épreuve n’améliore pas les lésions, la conclusion serait que la syphilis n’est pas en cause.
Les cas de bismutho-résistances sont infiniment plus rares que ceux d’arséno-résistances. Lortat-Jacob et Roberti en signalaient un en 1922 : c'était une malade présentant des plaques muqueuses à la bouche et à la vulve. L'examen à l'ultra-microscope avait montré l'existence du tréponème. Une série
ni!
Mg
à de Curaluès n’avait apporté aucune amélioration. Ces cas depuis lors ne semblent pas se multiplier, Nicolas Pétouraud et Vial en signalent un cas en décembre 1932. Lévy Bing et Metzger en signalent un où la résistance se révèle pour le bismuth en même temps que pour l’arsenic (1925); Abascal en signale un analogue en 1929, Sainz de Aja un autre en avril 1933.
[1 existe également des cas d'hygrargyrorésistance, souvent d’ailleurs associés à de l’arsénorésistance. Lavaud en cite 13 cas dans sa thèse (1921).
Notions expérimentales sur l'efficacité des médications anti-syphilitiques sur des lésions non syphilitiques.
Avant d'examiner l'efficacité thérapeutique du
traitement anti-syphilitique en clinique dans des
aflections non syphilitiques, nous devons noter qu'il a été employé expérimentalement avec succès dans la protection du lapin contre l’infection charbonneuse. Théobalt, Urbain et Vallée ont recherché sur l’infection charbonneuse provoquée expérimentalement sur le lapin et le cobaye l’action curative et préventive de diverses substances : novarsénobenzol, silbersalvarsan, stovarsol, acétylarsan. Ces substances ont été employées aux doses suivantes :
Novarsénobenzol 10 cg. par kilo de poids vif (lapin ou cobaye). Silbersalvarsan. 10 cg. — Stovarsol...... 10 cg. — sc -Acétylarsan.... 18 cg. — Le
Les animaux ont été éprouvés par la voie sous cutanée soit par le 2e vaccin anti-charbonneux à la dose de 1 cmc. pour le lapin soit 1/10 de emc. chez
le cobaye, soit par une culture virulente de bactéri, die charbonneuse qui tue régulièrement le lapin à la dose de 1/1000.00 de cmc. en bouillon de vingtquatre heures (chez le lapin).
Les résultats de cette expérience peuvent se résumer ainsi: le novarsénobenzol le stovarsol et le
silbersalvaeran peuvent protéger un certain nombre
de lapins contre l'infection charbonneuse à la condition d'employer une source de faible virulence (28 vaccin), par contre chez le cobaye, beaucoup plus sensible à la bactéridie charbonneuse que le lapin seul, parmi toutes les substances étudiées, le novarsénobenzol a pu protéger deux animaux sur douze.
Dans une autre affection, la diphtérie, le novarsénobenzol permet de réaliser la stérilisation des porteurs de germes.
« Le novar in vitro à une action remarquable sur le bacille diphtérique. Ajouté au milieu de culture il ralentit la végétation du bacille diphtérique variant de À pour 10.000 à 1 pour 200.000. A 1 pour 5.000 il empêche complètement son développement ».
« Mis dans une culture en bouillon liquide de 48 heures il est capable par une action prolongée de la tuer à une dose de 1 pour 5.000 ; une concentration plus forte ne semble pas permettre de
raccourcir la durée nécessaire à la stérilisation de
da culture ».
« En clinique la stérilisation du nasopharynx des