OBSERVATION I
Malade ayant présenté un accident primaire en février 1929, traité à la clinique dermatologique de l’Antiquaille par une série de 6 injections de novar de 0 gr. 15à0 gr. 90. Par suite d’une initiative fâcheuse le traitement est continué dans le service du
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Dr Gaté. Le malade se présente à la salle d’injections et réclame:
chaque semaine un « 0,90 ». Il en reçoit ainsi 10 consécutives.
À la fin de ce traitement la réaction de Wassermann est positive:
et le chancre n’est pas cicatrisé. Guérison rapide par le bismuth..
S'il fallait se fier à la valeur diagnostique du traitement d’épreuve l’on voit qu’elles erreurs seraient commises dans ces cas. On risquerait d'autant plus d'y tomber que ces syphilis arsénorésistantes sont souvent anormales cliniquement et sérologiquement.
Sans doute le plus souvent, les lésions constatées dans les syphilis arséno-résistantes sont de type banal, roséole, plaques muqueuses, syphilides papuleuses. Mais très souvent cependant elles ont des caractères atypiques. On a signalé des syphilides. acnéiques (Gaté), des syphilides à type eczématoexulcéreux (Nicolas). Mais il y a une prédominance des formes papulo-squameuses. Leur fréquence était signalée en mai 1930 par M. Gougerot et ses élèves,
elle fut notée aussi par MM. Lacassagne et Friess, et.
Gaté. Cet auteur et P.-J. Michel ont remarqué la fréquence des formes érythémato-squameuses dites pityriasiformes.
À côté de ces anomalies morphologiques il existe une localisation plus particulière à ces éléments cutanés. La face, la région cervicale et en particulier les avant-bras sont leurs sièges de prédilection, (Gougerot et Gaté). Nicolas Lebeuf et Charpy ont signalé récemment la « fréquence des lésions pal-
maires et plantaires psoriasiformes ».