III. — Exc£UusIoN UNILATÉRALE
Mais l’entéro-anastomose, avec ou sans valvulation, ne suffit pas à empêcher le passage des n'atières. Aussi on a songé à remplacer le plissement par une section complète. On pralique une section au-dessus de la portion à exclure et l’on anastomose le bout supérieur dans une partie de l'intestin située au-dessous. Le bout inférieur est traité de diverses facons par les chirurgiens.
1° Il peut être fermé complètement. C'est l'exclusion unilalérale proprement dile, la plus couramment employée ;
2° Il peut être fermé ; mais, ou bien il existe antérieurement une fistule pathologique, ou bien on crée une fistule de
So
sûreté. C’est l'exclusion unilatérale fistuleuse ou avec fistulisation ;
3° Il peut être fixé à la peau et s'ouvrir à l'extérieur. C'est l'exclusion unilatérale avec abouchement à la peau ;
4° Enfin, le professeur Monprofit, au lieu d’aboucher le bout inférieur à la peau, l'anastomose avec l’anse Sigmoïde. C'est l'exclusion unilatérale avec abouchement sigmoïdien.
On a reproché à l'exclusion unilatérale d’être inefficace, de ne pas exclure. Obalinski d'abord, Terrier et Gosset ensuite se sont élevés contre elle, prétendant que le reflux des matières est toujours possible. Delore et Patel, au contraire, s'en sont fait les ardents défenseurs ; et, après de nombreuses expériences, ils sont arrivés aux conclusions Suivantes
1° Sur l'intestin grêle l'exclusion unilatérale n'exclut pas ;
2° Pour une lésion du gros intestin l’éxclusion unilatérale avec abouchement de liléon dans le côlon ascendant ou transverse est suffisante, car la valvule de Bauhin arrête les mauères ;
3° Pour une lésion du gros intestin, l'exclusion unilalérale avce abouchement iléo-sigmoidien met la lésion à l'abri du contact des malières. |
Les deux premières propositions de Delore et Patel sont généralement admises ; la troisième est sujette à discussion. Il semble en effet résulter des études de Lance et de Drucbert, basées sur des observations de Faboulay, Bérard, Nannotti et Hartmann, qu'au bout de quelque temps la portion rétroanastomotique du gros Intestin à perdu sa lonicité et laisse refluer les matières. Il semblerait donc que l'exclusion unilatérale n'est pas toujours capable d'empêcher le reflux des matières dans le côlon et le cœcum et de metire leurs parois ‘à l'abri de ce contact nocif ; mais néanmoins l'inconvénient n’est pas tellement grand qu'il doive supprimer loute mdicalion de ce procédé, car le repos fonctionnel de la portion
Et ip malade amène une amélioration sensible, en dépit de la sta-
gnation, si elle a lieu.