‹ Le Traitement de Choix des Cancers Adhérents et Étendus du CœcumChapitre 15 sur 24 · IV. — ExCLUSION BILATÉRALE · texte numérisé non relu

IV. — ExCLUSION BILATÉRALE

L'exclusion bilatérale est sans contredit le seul procédé qui mette d’une façon parfaite un segment de l'intestin à l'abri du contact des matières. On fait deux sections de l'intestin, l'une au-dessus, l’autre au-dessous de la partie à exclure, et on rétablit la continuité de l'intestin par une entéro-anastomose.

On peut distinguer deux variétés d'exclusion bilatérale, selon que l’on ferme ou non la partie exclue.

Dans l'exclusion bilatérale fermée, on peut, soit suturer

isolément les deux bouts (exclusion en boudin), soit les sutu-

rer ensemble (exclusion en anneau).

Dans l'exclusion bilatérale ouverte, l’anse exclue reste en communication avec l'extérieur, soit que l’anse fermée soit primitivement fistuleuse, ou qu'on pratique une fistule de sûreté, soit que l'on abouche à la peau son extrémité proximale ou son extrémité distale, soit que l’on fixe à la peau ses deux extrémités, soit enfin que l’on abouche dans l'S iliaque son extrémité proximale après avoir fermé l'autre.

Tous les chirurgiens sont actuellement unanimes à proscrire l’exclüsion bilatérale fermée. Les succès de Von Baracz et d'Obalinski ne peuvent contrebalancer les nombreux échecs dus à ce procédé, car les malades meurent de péritonité ou bien présentent des phénomènes inflammatoires qui obligent le chirurgien à pratiquer une nouvelle intervention et à translormer son exclusion bilatérale fermée en exclusion bilatérale ouverte. En eflet, ce segment d'intestin parfaitement clos va

lormer une cavité dans laquelle pullulent les microbes ; il-se

distend, les sutures lâchent et des matières septiques s’épan-

chent dans l'abdomen. C'est, pour employer une expression imagée du professeur Monprofit, « une bombe dans l’intes- Un », qui, sous l'influence de la moindre cause occasionnelle, pourra éclater et provoquer une péritonite mortelle.

L'exclusion bilatérale ouverte a l'avantage de ne pas laisser dans l'abdomen un vase clos pouvant un jour ou l’autre devenir dangereux. En Allemagne et en Autriche elle jouit d'une grande faveur, et on abouche à la peau les deux extrémités sous le nom d’ « exclusion de Hochenegg ».

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