SIGNES D'AUTO-INTOXICATION
A. Poussée aiguë. — Les signes d'autointoxication sont rares, sans être exceptionnels, les produits de la putréfaction azotée s'éliminant avec les selles. Ils sont du reste variables suivant les individus.
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B. Forme chronique. — Les signes d'autointoxication sont beaucoup plus fréquents dans la muco-membraneuse que dans la glaireuse, la première s'accompagnant de stases beaucoup «plus importantes.
Tube digestif. — Les cheilites, gingivites, glossites, le ptyalisme, l'haleine fétide, la lithiase intestinale presque habituelle, l'hépatomégalie habituelle chez l'enfant, plus rare chez l'adulte.
Peau. — Le strophulus, l'érythème polymorphe, le prurigo, l'urticaire, certains eczémas, etc.
Système nerveux. — Les accidents aigus :
migraines, céphalées, convulsions, terreurs nocturnes, accidents pseudo-méningitiques chez l'enfant.
Les accidents chroniques : le changement de caractère, la nervosité, les phobies, la neurasthénie.
Nutrition générale. — Le teint jaune, la pâleur, l'amaigrissement, l'anémie, la cachexie générale.
Chez l'enfant, l'arrêt de croissance et le rachitisme.
Citons enfin certains troubles rares du côté du cœur : l'arythmie, la tachycardie paroxystique ; du côté des voies respiratoires : le pseudo-asthme.
Examen urinaire. — Malgré le leint jaune du malade, il .est^e xccptionne l de trouve r dans Jlucilie desjHgments biliaires. Les sels biliaires, mis en évidence avec la réaction de Hay, sont beaucoup plus fréquents. 11 en est de. même de l'urobiline, dont la présence est très souvent constatée dans les entérites de quelque durée. L'acétonurie est fréquente.
L } auto-intoxication digestive se manifeste par une augmentation considérable de substances aromatiques dans F urine : les sulfo-éthers sont éliminés en grande abondance (0,150 à 0,990). Les courbes des indols et surtout des phénols sont très au-dessus de la normale (Indols 0,010 à 0,080, Phénols 0,015 à 0,090).
Examen du sang. — L'examen des éléments ligures du sang montre dans tous les cas une anémie chronique d'intensité variable, mais souvent très forte. Le nombre des hématies peut diminuer de moitié et même plus ; elles
sont souvent de grosseur inégale ; la poikilocytose n'est pas rare. La valeur globulaire est en général inférieure à la normale.
Les globules blancs sont presque toujours augmentés. Légère souvent pendant la période de refroidissement, 7 000 à 9 000, la leucocytose polynucléaire devient considérable, 12 000 à 15000, au moment des poussées. L'éosinophilie est fréquente dans cette période.
On le voit, l'examen du sang et celui de l'urine confirment, d'une manière très nette, la nature infectieuse de la maladie et l'augmentaA tion considérable des putréfactions intestinales ) : qui en résultent.
L'étude des infections secondaires va nous conduire à la même conclusion.