II. — Traitement de la crise dysentériforme
Cette forme se traitera d'après les mêmes principes :
Régime. — Lit, cataplasmes, maillots.
Diète hydrique d'abord.
Pas de lait.
Puis successivement et à mesure que les symptômes s'atténuent, les potages aux farines sans lait, puis les potages aux grains et enfin les pâtes, le tout cuit à l'eau, etc.
Ne reprendre le mélange du lait que lorsque l'amélioration est très manifeste.
Désinfection intestinale. — Pas de désinfections humides, jamais de calomel.
La désinfection sèche à richtyoforme (3 à 4 cachets de 0* r ,75 chez l'adulte, de 0* r ,30 chez l'enfant) donne de bons résultats et se combine fort bien à la médication par la poudre de Dower.
Médication. — L 'opium et l'ipéca aux mêmes
doses que dans la forme glaireuse seront continués aussi longtemps que durerontles coliques ; le mieux est sous la forme de poudre de Dower. Les astringents (tannalbine, tannigène, turicine, dermatol) à doses plus fortes seront administrés dès que la période aiguë sera passée et dès que les coliques commencent à diminuer. On les continuera quelques jours encore après que les selles seront devenues moulées.
Enter ocïy se. — Le traitement sera complété par de petits lavages sans aucune près sion, donnés avec la décoction de racine d'ipéca.
Chez Venfant :
Racine d'ipéca
Décoction 2 à 5 gr.
Eau 500 —
Laisser réduire à 400 —
Pour 2 lavages de 200 gr.
Chez l'adulte :
Décoction 5 à 10 gr.
Eau 800 —
Laisser réduire à 600 —
Pour 2 lavages de 300 gr*«
TRAITEMENT DE l'eNTÉRITE 325
On peut y ajouter, si nécessaire, à Tintérieur, la décoction de Colombo 10,0 à 15,0/200, 1 cuiller à soupe toutes les deux heures.
Mais nous n'avons jamais eu besoin d'en faire usage.