III. — Traitement de la crise pseudotyphique
Cette forme sera traitée comme une fièvre typhoïde.
Régime. — Repos au lit.
Compresses sur le ventre, maillots tièdesou froids dès que la température dépasse 38,5.
Bains tièdes répétés dès que la température dépasse 39,5.
Le régime sera, au début, le même que dans la forme glaireuse, puis on passera rapidement au régime des potages à Veau, quatre à six par jour, régime qui sera prolongé pendant toute la durée de la fièvre.
Pas de lait.
Pour éviter les inconvénients de cette alimentation sèche trop prolongée, ajouter du jus de citron frais, djeux à quatre fois par jour.
Désinfection intestinale. — On fera prendre au malade, chaque jour, des désinfections sèches. Elles ne seront interrompues que le jour des désinfections humides, que Ton donnera tous les huit jours au moins et plus souvent si nécessaire.
Désinfections humides. — Elles seront données au calomel, qui est ici très bien supporté et qui sera suivi le lendemain d'huile de ricin.
Si le calomel est contre-indiqué (néphrite), il faut recourir à l'administration de deux cachets de salacétol (0 gr ,75 dans la journée), suivis le lendemain d'huile de ricin.
Désinfections sèches. — Entre les désinfections humides, on donnera, pendant toute la durée de la fièvre, des désinfections sèches :
1° Salacétol, 0* r ,50, deux fois par jour;
ou bien :
2° Salophène (acétylparaamidosalol) , gr ,50 deux fois par jour;
ou mieux encore :
3° Ichtyoforme, 1 gramme deux à trois fois par jour chez l'adulte.
Chez l'enfant, gr ,50 deux à trois fois par jour.
Entéroclyse. — On fera des grands lavages de 1 à 2 litres chaque jour avec le sérum physiologique.
Hypodermoclyse. — Enfin, en cas de besoin, on se servira de T hypodermoclyse, qui contribuera h la désintoxication de l'organisme.