‹ Le Traitement de l'hypertrophie de la Prostate Par L'électrorésection EndoscopiqueChapitre 23 sur 80 · LA TECHNIQUE · texte numérisé non relu

LA TECHNIQUE

Après avoir repéré les saillies adénomateuses, on les détruit successivement avec l’électrode que l’on applique bien au contact et sous aspiration continue. À chaque application pénétrante, on voit se former une escarre noirâtre avec un véritable trou central visible après retrait de l’électrode. On attaque d’abord la partie médiane, puis les lobes latéraux s’il y a lieu.

Le forage est achevé quand :

« Le bord postérieur du col est à niveau avec le plancher vésical » « la lumière de tout l’urètre postérieur situé entre le col de la vessie et le bord postérieur du « Veru montanum » est absolument libre de tout obstacle dans toute sa longueur » (LuYys).

Pour atteindre ce but, des séances répétées sont nécessaires, quand l’adénome est tant soit peu important, et ceci se conçoit aisément du fait de la résistance très grande du tissu néoformé.

RosENBURG utilise aussi l’électrocoagulation pure, mais il l’applique en opérant dans l’eau.

Son électrode est la sonde-couteau diathermique qu'il à fait construire. Elle se compose d’une électode métallique tranchante qui est engainée dans une monture isolante et que l’on introduit dans lurétrocystoscope de Me Carry.

Maniée grâce à l’onglet d’ALBARRAN, cette lame pénètre profondément dans le tissu, ce qui permet l’électrocoagulation à sec, «aucune goutte d’eau n’existant entre l’électrode et le tissu » (ROSENBURG).

En pratique, ceci ne doit pas être toujours simple à réaliser.

Nous voyons donc que, dans cette méthode, si certains pratiquent l'intervention à sec, tels LUYs, suivi d'ESCANDE, de CHAUVIN, etc... d’autres, en particulier JacoBy, ROSENBURG, préfèrent la pratiquer à vessie pleine, malgré sa moindre efficacité, pour en diminuer les risques.

Page 1