‹ Le Traitement de l'hypertrophie de la Prostate Par L'électrorésection EndoscopiqueChapitre 24 sur 80 · HN · texte numérisé non relu

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Les méthodes à sec, en effet, sont à visibilité nettement moindre, les organes siègeant dans ce carrefour vésico-prostatique étant très proches les uns des autres et non pas refoulés et écartés par le courant d’eau. De plus, les appareils à prismes sont d’une clarté et d’une précision bien plus grandes.

OPPENHEIMER, qui reste fidèle à cette méthode, reconnaît pourtant que la vision en est insuffisante et y obvie en inspectant d’abord la région à vessie pleine ; puis il la vide et introduit le cystoscope de Luys pour pratiquer l'intervention.

Qu'on utilise la méthode à sec ou la méthode à eau, la critique fondamentale reste l’utilisation de la coagulation massive, avec tous les inconvénients et les risques qu’elle comporte.

— La coagulation seule ne détruit que difficilement le tissu dur de l’adénome, d’où la nécessité d’une application prolongée et de séances répétées. PAPIN signale un malade qui avait subi jusqu’à 29 séances et, ce, sans résultat durable.

Nous détaillerons plus loin une observation d'OPPENHEIMER qui nécessita 8 séances et se termina par la mort.

— La plaie produite est rarement lisse et nette. Elle est, en règle, anfractueuse, irrégulière, puisqu'il s’agit d’une destruction par carbonisation, dont on ne peut dessiner les limites d’une façon précise. L’infection locale, les incrustations cause de cystites rebelles, trouveront là une plaie propice à leur développement.

— La coagulation peut, si elle est trop intense, ne plus assurer l’hémostase ; mais, au contraire, ouvrir les vaisseaux et provoquer des hémorragies immédiates, très abondantes, qui obligeront à arrêter l'intervention.

— La chute des escarres, qui se fait, suivant les cas, du 6 au 20€ Jour et plus, peut s'accompagner aussi d’hémorragies abondantes, hémorragies tardives, proportionnelles à l'étendue de l’escarre en surface et en profondeur.

— Le processus normal de réparation après électrocoagulation c’est le bourgeonnement granuleux qui va recouvrir la surface séparant le mort du vif. Si la mortification est trop profonde, l’élimination risque de se produire avant la constitution des bourgeons, d’où hémorragies.

— De plus, la coagulation entraîne le sphacele.

Masson, TarE et Rose ont montré que le tissu coagulé, vers le 10e jour, devient un excellent milieu de culture pour les microbes, le staphylocoque en particulier. Si une infection peu étendue peut passer inaperçue, dès qu’elle est plus importante ou le sujet moins résistant, elle peut être à l’origine d’une infection’ locale ou générale fort sévère. Nous en verrons, au chapitre « complications », des exemples nombreux.

— Enfin, la qualité du tissu cicatriciel est défectueuse. Il se forme un véritable tissu scléreux, rétractile, qui risque de rendre le col rigide, gênant alors ses mouvements lors de la miction, et surtout peut entraîner un véritable rétrécissement de l’urètre prostatique.

Cette cicatrice pourra donc entraîner, ultérieurement, la réapparition du résidu.

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