COMPLICATIONS
Nombreuses sont les complications que l’on peut relever à la suite de ia résection endoscopique, faisant faire des réserves sur la « grande bénignité » de cette intervention.
Les deux complications essentielles et qui dominent toute l’évolution post-opératoire sont l’hémorragie et l’infection.
L’Hémorragie Le suintement sanguin habituel peut faire place à une véritable hémorragie souvent alarmante et nécessitant un traitement d’urgence. Suivant leur date d’apparition, il faut distinguer les hémorragies immédiates et les hémorragies tardives, dont le mécanisme est du reste tout différent.
L’'hémorragie immédiate. — C’est au cours de l’intervention, d’autres fois immédiatement après que le malade est remis dans son lit. Elle est dûe, en règle, à une insuffisance de technique : le contrôle insuffisant du saignement lors de la résection :
— Soit que l’on ait laissé certains points saigner, qui semblaient peu importants, comptant sur la sonde à demeure pour parachever l’hémostase,
— Soit que l’hémorragie semble parfaitement arrêtée ; mais certaines zones coagulées ne le sont que très superficiellement et l’hémorragie se reproduit rapidement.
Cette hémorragie, si elle se révèle parfois par un écoulement de sang presque pur par la sonde, semble souvent peu alarmante au début ; ce n’est parfois qu’un suintement continu qui ne tar pas. Aussi, MELTZER conseille-t-il, en présence d’un écoulement de sang peu alarmant mais qui dure au-delà de 36 heures, de réintervenir.
Dans d’autres cas, le caillot bouche l’œil de la soude, le malade
a des coliques vésicales. On débouche la sonde Poe et Gi? ; rapidement l’obstruction se reproduit : il s’agit d’une hémorragie sérieuse qui nécessite une décision immédiate.
Le siège de l’hémorragie peut se trouver en n’importe quel point de la région réséquée ; mais ce sont les lobes latéraux qui saignent le plus et le plus facilement.