Attaque du lobe médian
7 Aspect de la région avant l’intervention.
8 Résultat obtenu.
OBSERVATIONS
OBSERVATIONS
Observations de notre Maître M. le Professeur Marion
OBSERVATION I
H. K..., 76 ans, persan. - Arrive d'Allemagne où il s’est fait opérer d’une cystostomie pour des troubles de cystite attribués à un calcul. A la suite de l’ablation du calcul, la vessie étant refermée, le malade ne peut pas uriner et continue à présenter les mêmes troubles de cystite ; on lui ouvre alors la vessie.
Je le vois en Juin 1931, et je constate l’existence d’une hypertrophie de la prostate d’un volume assez minime et par une cystoscopie faite par l’orifice de la cystostomie, je constate qu'il existe :
1° Un calcul du volume d’une petite noisette qui est resté dans la vessie ou qui s’y est reproduit.
29 Un lobe médian extrêmement net du volume d’une petite noix.
Le malade étant inopérable de prostatectomie, je conseille de pratiquer la destruction de ce lobe médian par la voie sus pubienne.
Opération le 2 Juillet : Destruction du lobe médian au moyen de l’étincelage. Suites extrêmement simples ; mise en place d’une sonde à demeure urétrale vers le 20 Juillet; fermeture de la vessie 10 jours après. À ce moment le malade urine sans douleur, sans résidu.
J’ai eu des nouvelles en 1933, le malade se portait parfaitement bien.
OBSERVATION II
M. R...77ans.- Vient en Octobre 1933 porteur d’une cystostomie qu’on lui avait faite pour une rétention complète aiguë survenue au mois d'Octobre ; cette cystostomie était extrêmement mal supportée et le malade souffrait de façon continuelle.
Recherchant la cause des douleurs que le malade n’aurait pas dû avoir, je constate qu’il existe dans la vessie un très volumineux calcul. J’en conseille l’ablation. Celle-ci est faite avec anesthésie épidurale quelques jours après.
Le malade désirait vivement être débarrassé de sa cystostomie.
En raison de son âge, de son état général, je le considère comme impossible. Cependant, je lui proposai de vérifier comment se présentaient les choses du côté de sa vessie, et j'ai pu constater qu’il existait un lobe médian postérieur très net qui faisait soupape au-dessus du col vésical. Je lui proposai la disparition de ce lobe qu’il accepta. Elle fut pratiquée au début de Novembre, puis le malade retourna à Lyon et je lui conseillai de voir le cas échéant le Dr GAUTHIER.
Quelques temps après, le D' GAUTHIER m’apprenait que le malade avait été pris d’une hémorragie extrêmement grave et me demandait si je conseillais d’intervenir.
Je conseillai d'attendre et l’hémorragie s’arrêta d’elle même.
En Février 1934, le malade pouvant uriner, on me demande si je conseillais la fermeture de la vessie.
Cette fermeture est faite à Lyon par le Docteur GAUTHIER mais elle entraîna des accidents d’infection auxquels le malade succomba.
OBSERVATION III
M. V.... 78 ans. Avait été opéré en Mai 1932 par cystostomie pour des accidents de rétention datant de plusieurs semaines, ayant nécessité de multiples sondages et compliquée d’accidents inflammatoires et douloureux.
Une cystostomie faite à ce moment avait permis d’enlever un volumineux calcul de vessie et de reconnaître une hypertrophie de la prostate également volumineuse.
Le malade aurait voulu être débarrassé de sa cystostomie et subir l’opération de prostatectomie. Malheureusement son âge était très avancé, son urée sanguine était assez élevée dépassant toujours 0,40 malgré un régime assez strict, l’élimination de la phénolsulfonephtaléine était faible, variant suivant les périodes entre 20 et 35 de sorte que je refusai à accéder à son désir.
En Octobre 1933, le malade insistant, je lui proposai de lui faire par sa cystostomie une destruction de sa prostate par étincelage. Je fis cette destruction et 1 mois après, environ, je faisais fermer sa vessie.
Une fois sa vessie fermée, le malade urina pendant quelques jours, mais conservant un résidu assez important dépassant 300 grammes, puis il n’urina plus du tout. J’ai dû lui remettre une sonde à demeure et enfin considérant que vraiment la situation du malade était très pénible, sous prétexte d’un examen pour voir s’il n’y avait pas moyen d’obtenir une destruction plus complète de sa prostate, je lui rouvris la vessie et pratiquai une prostatectomie dont il guérit du reste extrêmement simplement.
OBSERVATION IV
M. V.... 68 ans. - Vient de trouver en Février 1932, porteur d’une cystostomie qu’on lui a pratiqué d’urgence à Marseille, pour une rétention complète d’urine.
Il voudrait qu’on lui laisse refermer sa vessie sans enlever sa prostate de volume du reste assez minime.
Son état général, malgré son âge, n’est pas très brillant, et voulant lui donner satisfaction, je pratiquai une cystoscopie par la cystostomie et j’ai pu constater qu’il existait en effet un lobe médian peu volumineux mais qui venait fermer le col et que relevait une sonde introduite dans le canal.
Au début de Mars, je lui pratique done une destruction de ce lobe par étincelage. Fin Mars, fermeture de la vessie ; le malade urine complètement. J’ai eu de ses
nouvelles depuis, à plusieurs reprises, le malade continue à vider complètement sa vessie,
OBSERVATION V
M. P.. de lIle-Maurice, 67 ans. - Malade auquel on a pratiqué une cystostomie pour des accidents de rétention. Extrêmement fatigué, cardiaque avancé, me consulte pour savoir s’il pourrait être débarrassé de cette cystostomie sans opération et simplement par un traitement local.
Je pratique une cystoscopie sus-pubienne et je constate qu’en effet, on pourrait tenter de détruire un lobe médian que l’on voit admirablement, fermant l’orifice du col vésical.
Cette destruction est pratiquée en Janvier 1934 sous anesthésie épidurale.
Tout d’abord, tout se passe admirablement et le malade rentre chez lui ; mais une quinzaine de jours plus tard il est pris d’une hémorragie importante qui le ramène à la Maison de Santé.
Cette hémorragie s’arrête spontanément, mais produit un déséquilibre de son état circulatoire extrêmement mauvais et le malade meurt presque subitement dans les jours qui suivent l’apparition de cette hémorragie.
OBSERVATION VI
S. C.... 74 ans. - Dysurique, d’apparence extrêmement chétive, a été opéré le 20 Juillet 1932 de cystostomie pour une rétention complète aiguë d'urine.
Ce malade extrêmement nerveux, très ennuyé par l’obligation de porter une sonde dans un orifice de cystostomie, vient me trouver au début d'Octobre pour savoir s’il serait possible de faire fermer cet orifice.
Au toucher, on constate une hypertrophie de la prostate qui n’est pas très volumineuse ; une cystoscopie montre qu’il existe un lobe médian net à l’orifice vésical et je lui propose la destruction de ce lobe. Elle est faite le 22 Octobre sous anesthésie épidurale.
Fin Novembre j'ai fait fermer la vessie. Le malade reprend la miction intégrale, vidant complètement sa vessie.
Observations du Professeur-Agrégé B. FEY et du Docteur MOTZ (1)
OBSERVATION I