IT. — LA LYSE TRANSMISSIBLE DU STAPHYLOCOQUE
En 1915 déjà, un auteur anglais, Twort, avait observé un phénomène que depuis l’on a pu rapprocher de celui de d’'Hrelle. Cet auteur avait constaté que parmi les colonies de staphylocoques blancs isolées de la pulpe vaccinale, certaines d’entre elles prenaient un aspect vitreux et transparent. De plus, si à l’aide d’un fil de platine mis en contact d’une colonie vitreuse, il touchait une culture normale de staphylocoques, il constatait que celle-ci prenait à son tour un aspect vitreux. Il semble bien que le bactériophage était en cause dans ces expériences et que les colonies vitreuses étaient des colonies contaminées par le bactériophage. Mais Twort ne sut pas interpréter sa découverte. Tout le mérite de la découverte revient à d'Herelle.
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En 1921, Gratia reprenait l'expérience de Twort et la répétait avec succès. En partant de la pulpe vaccinale, il obtenait une culture de staphylocoques blancs et dorés qui présentait deux ou trois petites traînées claires et visqueuses. Il repiquait ces taches sur du bouillon et obtenait une culture lente qui, filtrée, lui donnait un principe lytique, dont quelques gouttes suffisaient à dissoudre une jeune culture de staphylocoques ; c'était la confirmation de l’expérience de Twort et la démonstration de son identité avec celle de d’Herelle,
Bruynoghe et Maisin obtenaient également et dans les mêmes conditions un principe lytique.
D’Herelle lui-même ayant été mordu au doigt par un cobaye isola, du pus de l’abcès qui s'était formé, un bactériophage qui après filtration de la culture lysait le staphylocoque blanc.
Gratia obtint également une lyse transmissible de staphylocoques provenant sjepnxo p leucocytaires obtenus par injections intra-péritonéales de staphylocoques chez le cobaye.
Depuis ces premières expériences, de nombreux auteurs ont pu obtenir de nombreuses souches de bactériophages lysant le staphylocoque.