‹ Le Traitement de l'Otite Externe Furonculeuse et de Quelques autres Staphylococcies en Oto-rhinologie par le BactériophageChapitre 12 sur 44 · III. — LES CULTURES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

III. — LES CULTURES SECONDAIRES

Il est un phénomène dont nous n’avons pas encore parlé et qui est cependant capital à connaître, car il est souvent une cause d'échec dans la préparation du bactériophage. Nous voulons parler des cultures secondaires. Il arrive, en effet, qu'après avoir obtenu la lyse d’une culture de staphylocoques et mis le milieu pendant plusieurs jours à l’étuve, on peut constater que celui-ci se trouble à nouveau et prend un aspect moiré tout particulier. Ce phénomène ne se produit pas avec toutes les souches de bactériophage. Il se voit surtout’ avec les souches d'activité moyenne. Parfois il apparaît quelques heures après la lyse, parfois quinze

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Jours après. Ces cultures secondaires ne semblent pas être autre chose que le développement de quelques microbes qui ont résisté à l’action du bactériophage. Ces cultures secondaires traduisent un état d'équilibre entre la bactérie résistante d’une part et le bactériophage d'autre part. Le microbe semble avoir acquis une immunité contre le bactériophage. En effet, le bactériophage ne disparaît pas du milieu de la culture secondaire, car si l’on vient à filtrer cette culture secondaire, on retrouve très facilement le bactériophage dans le filtrat.

Cependant, nous verrons dans un chapitre ultérieur, à propos de la préparation du bactériophage pour la thérapeutique, que, parfois même après filtration, on peut voir réapparaître des cultures secondaires.

De quoi sont composées ces cultures secondaires ? De microbes résistants et de microbes lysogènes.

Les microbes résistants donnent lieu, si on les repique, à des colonies beaucoup plus petites «ue les colonies normales. Au microscope, ils montrent des aspects particuliers, zoogleïques et réfringents. Ils sont souvent entourés d’une capsule muqueuse, qui est peut-être un moyen de défense contre le bactériophage. Ces germes agglutinent difficilement. Leur virulence semble parfois augmentée. Bien des études sont en cours sur ces formes de microbes. De nombreuses hypothèses ont été émises sur ces formes de résistance, mais elles dépassent le cadre de cette étude qui n’a pas à les envisager.

Ajoutons cependant qu'il est certains microbes résistants qui sont lysogènes, c’est-à-dire « porteurs de baclériophage ». Ils sont parasités par le bactériophage, mais non détruits par lui. Ces cultures lysogènes peuvent libérer le bactériophage et donner lieu à des erreurs fréquentes au cours de la recherche du phénomène de d’Herelle,

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