I. — LE BACTÉRIOPHAGE ET L'IMMUNITÉ
Le rôle du bactériophage dans l’immunité a été recherché dans de nombreuses maladies par d'Herelle, Les maladies qui ont été surtout étudiées sont la dysenterie bacillaire, les infections colibacillaires, la fièvre typhoïde, la thyphose aviaire, le barbone des buffles, la peste et la flacherie.
Le rôle du bactériophage dans l’immunité des infections à staphylocoques a été beaucoup moins étudié. De nombreuses recherches et expériences pratiquées en particulier sur la dysenterie et sur la fièvre typhoïde, ont amené les constatations suivantes qui sont générales, mais qui, dans certains cas, ont été sujettes à exception. On ne trouve du bactériophage actif contre le germe infectieux que lorsque la guérison s'annonce, Ou au cours d’une amélioration passagère. Parfois, 1l coïncide avec la convalescence. En pleine période d'état de la maladie, dans la phase aiguë, on ne trouve pas de bactériophage actif contre le germe infectieux.
est en général au moment de la défervescence que le bactériophage possède son pouvoir le plus actif. Cependant on peut se demander si le bactériophage détermine bien l’immunité. Le bactériophage pourrait être un simple témoin de la guérison. Dans la fièvre typhoïde, en effet, le sérum du malade possède à un moment donné le pouvoir d’agglutiner, sans que pour cela on puisse dire que ce pou-