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Typhoïde et paratyphoïde. — Beckerich et Hauduroy essayèrent les premiers de traiter la fièvre typhoïde par le bactériophage. Les résultats obtenus furent encourageants ; dans bien des cas, la durée de la maladie fut abrégée. En général, l’administration du bactériophage était suivie d’une crise de sueurs assez abondantes qui, souvent, précédait l’établissement d’une chute de température en lysis.
Depuis lors, de nombreux auteurs ont employé le bactériophage dans le traitement de la fièvre typhoïde et des paratyphoïdes avec des résultats plus ou moins variables. En particulier, nous citerons les observations de Smith, de Charles Richet fils, Azerad et Delarue, de Violle et Mlle Roure. Il serait à souhaiter que ce mode de traitement soit plus employé pour qu’on puisse mieux juger de sa valeur.
Colibacilluries. — Ce sont encore Beckrich et Hauduroy qui publièrent les premiers essais de traitement des pyélonéphrites à colibacilles par le bactériophage. Depuis lors, la méthode s’est assez généralisée et on peut citer parmi les auteurs qui l’appliquèrent Courcoux, Philibert et Cordez, Arloing, Dufourt, Bouvier et Sempé. De nombreux succès thérapeutiques ont été enregistrés. Non seulement on note une amélioration considérable dans les phénomènes cliniques locaux et généraux, mais souvent aussi la guérison bactériologique de la maladie. Les colibacilles disparaissent des urines. De nombreuses observations encore inédites sur les pyélonéphrites à colibacilles et traitées par le bactériophage ont été réunies par Robert Dalsace. Les résultats obtenus sont des plus intéressants. Il semble que les infections aiguës soient plus heureusement influencées que les infections chroniques. Nous verrons, d’ailleurs, que pour les staphylococcies nous aboutissons à une conclusion analogue.
Peste. — Aucun cas de peste, soit pulmonaire, soit bubonique, n’a encore été publié comme ayant été traité par le bactériophage. Villazon a traité et guéri des cobayes qui avaient été préalablement infectés par le bacille dela peste.
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