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« Au bouillon ensemencé et additionné de filtrat, resté en apparence stérile, j’ajoutai une émulsion de bacilles de’ Shiga provenant d’une culture jeune sur gélose, de manière à obtenir un louche franc. Le tube fut placé à l’étuve après une douzaine d’heures il était limpide.
« Les déjections ayant servià préparerlefiltratcontenaient done un principe qui dissolvait le bacille dysentérique. »
En continuant indéfiniment l'expérience en série, en introduisant une goutte de la culture précédemment lysée dans une nouvelle culture de bacilles de Shiga, on constatait que la lyse s’obtenait de plus en plus rapidement. Tel était donc le phénomène nouveau qu’observait d'Herelle.
De sa première expérience et d’autres expériences nombreuses qu’il entreprit pendant plusieurs années, d’Herelle conclut que le principe lytique qu’il avait découvert était un ultra-microbe invisible et filtrant qui se développait aux dépens des bactéries jeunes et vivantes en les lysant et lui donna le nom de Bactlériophage.
Celui-ci est un principe invisible et filtrant.
Il se développe aux dépens des cullures microbiennes jeunes el vivantes.
Il transmet indéfiniment son aclion lylique en série.
Il apparaît chez l'individu au moment de la convalescence peu de temps avant la guérison.
Le phénomène de d’Herelle peut s’observer soit en milieu solide, soit en milieu liquide et il se présente d’une manière identique pour le staphylocoque que pour le bacille de Shiga.
a) Le phénomène en milieu solide
Si on ensemence sur un tube de gélose un mélange d’une culture jeune en bouillon de staphylocoques par exemple et d’un bactériophage anti-staphylococcique très actif, on constate au bout de vingt-quatre heures d’étuve que rien n’a poussé sur le tube, alors que sur un tube témoin ensemencé dans les mêmes conditions avec uniquement la culture de staphylocoques, on constate que ces derniers ont donné lieu à de nombreuses colonies.
S'il s’agit d’un bactériophage moyennement actif, on