‹ Le traitement de la coxalgieChapitre 17 sur 51 · EXAMEN DES DIVERS CAS. 13C · texte numérisé non relu

EXAMEN DES DIVERS CAS. 13C

gents qui savent atténuer dans une très grande mesure les défauts de la gouttière Bonnet.

Mais veut-on faire mieux, veut-on mettre son malade dans les conditions les plus favorables à la guérison, et hâter cette guérison, qu'on n'hésite pas à faire l'immobilisation absolue des deux leviers articulaires; nous savons que supprimer les plus petits déplacements de la jointure, c'est supprimer toutes les causes d'irritation, c'est-à-dire de progression du foyer tuberculeux de la hanche.

Ajoutez à cela que, grâce à l'emploi de l'appareil plâtré, l'on peut exercer une compression favorable dans telle partie de la hanche où l'on perçoit des fongosités ou de l'empâtement, et que l'application du bandage est encore un moyen de prévenir sûrement toute attitude vicieuse, ce que la gouttière de Bonnet et l'extension continue sont impuissantes à faire.

L'on connaît la fréquence du cri nocturne si spécial du coxalgique, que vient troubler dans son sommeil une contracture douloureuse des muscles de la région de la hanche. L'immobilisation absolue a raison de ces douleurs nocturnes.

Mais si le malade se plaint dans la journée, alors l'hésitation n'est plus permise, cette souffrance diurne doit nous faire craindre encore davantage l'attitude vicieuse, et il faut dé toute

nécessité, si l'on vont prévenir une déviation, immobiliser complètement la hanche.

La thérapeutique de ces coxalgies légères peut se résumer en deux mots :

Si la gouttière Bonnet et l'extension continue peuvent être à la rigueur conservée*, la méthode de choix est pour tes malades de ce premier groupe l'usage de V appareil plâtré, qui seul assure le repos complet de la jointure, et empêche toute attitude vicieuse.

Ce traitement sévère sera conservé jusqu'à ce que soient bien complètement éteintes toutes les manifestations morbides, c'est-à-dire l'empâtement de la région et l'adénite inguinale, les douleurs spontanées, même nocturnes et aussi les douleurs qu'amenaient la pression de la tête fémorale ou les mouvements partiels communiqués à la jointure.

On peut dès ce moment supprimer les moyens de contention, sans attendre que le petit malade ait recouvré la totalité des mouvements. 11 serait même mauvais de rechercher ce résultat.

Le foyer tuberculeux est, je ne dis pas éteint, mais près de s'éteindre; car s'il peut rester latent plus ou moins longtemps avant de se traduire par des manifestations cliniques, la disparition de ces phénomènes cliniques ne suffit pas pour affirmer la disparition complète du fover tuberculeux.

Page 1