‹ Le traitement de la coxalgieChapitre 34 sur 51 · RÉSULTATS DE L'OPERATION. INCIDENTS ET ACCIDENTS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DE L'OPERATION. INCIDENTS ET ACCIDENTS

Suites immédiates de l'opération. — Les suites immédiates de l'opération sont d'une bénignité extraordinaire, d'une bénignité qui ne laisse pas que d'étonner, je l'avoue, tous ceux qui ont assisté à de pareilles interventions.

Le petit malade accuse généralement quelques douleurs, mais elles sont presque toujours évanouies dès le lendemain. Il s'agit là des douleurs causées par les manœuvres opératoires. Dans les jours qui suivent, le petit malade peut souffrir d'une douleur occasionnée par les épanchements ecchymotiques qui, venant fuser dans la grande lèvre ou le scrotum, amènent un gonflement assez sensible de ces tissus lâches.

La température est restée normale dans dixsept cas sur vingt et un.

Chez quatre de nos malades, elle est montée

1. Nous soignons en ce moment même un homme de trentetrois ans, guéri de sa coxalgie depuis quatorze ans, sans raccourcissement appréciable. Il a pris un embonpoint extraordinaire depuis un an. ce qui a changé la direction de l'axe de gravité et modifié la statique du corps, et sa cuisse s'est fléchie secondairement, sans qu'il se soit produit cependant un retour offensif de la coxalgie.

TRAITEMENT DES DEMATIONS. 261

à 38 degrés pendant le premier septénaire, puis redescendue à 37 degrés.

Nous n'avons pas observé davantage des accidents éloignés.

Nous n'avons jamais vu chez nos vingt et un malades d'abcès articulaire ou péri-articitlaire, à la suite de l'opération.

Le fait nous paraît d'autant plus extraordinaire que, chez quelques-uns d'entre eux, je l'ai dit, de vieilles suppurations n'étaient taries que depuis un à deux mois, et, dans un cas, depuis quinze jours à peine.

Combien ce résultat est déconcertant au premier abord pour qui admet avec les auteurs classiques la fréquente réapparition des abcès à la suite du plus léger traumatisme sur les hanches atteintes autrefois de coxalgie suppurée. Il est vrai que l'immobilisation du malade qui vient de subir ce traumatisme chirurgical est assurée d'une manière parfaite, grâce à l'appareil plâtré.

Nous n'avons à signaler qu'un seul accident éloigné, une méningite qui est venue, trois mois après l'opération, enlever un de nos malades.

Doit-on rapporter cette mort au troisième mois par méningite à l'opération qu'il a subie?

Je ne sais. Sans vouloir prendre parti pour ou contre, je signalerai un fait tout récent, observé par moi à l'hôpital Rothschild. Le ma-

tin même du jour fixé pour le redressement, l'enfant présenta un peu de lièvre. L'intervention fut remise à plus tard, et quelques jours après, l'enfant succombait à une méningite tuberculeuse. Les coxalgiques qui n'ont pas subi d'intervention sont donc, comme les autres, exposés au danger de la méningite.

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