CHAPITRE III Traitement général
Sommaire. — Le traitement général, sans dominer la thérapeutique de la coxalgie comme le voulaient nos pères, présente une importance capitale.
1° Les uns résèquent avant l'apparition du pus.
Ils sont de moins en moins nombreux.
Ollier résèque les coxalgies très douloureuses avant l'apparition du pus.
2° D'autres attendent la présence du pus.
3° D'autres (la plupart) ne font la résection que pour les coxalgies fistuleuses.
Mais, tandis que les uns n'attendent pas un seul jour, les autres attendent quelques mois ou un an.
Pour eux, l'indication se tire de la longue durée de la fistule.
Indication tirée de l'abondance de la suppuration.
Indication tirée des accidents généraux, de la fièvre surtout.
Pour examiner une question aussi controversée, il faut examiner : 1° Ce que l'on peut sans la résection dans les divers cas.
La réponse se trouve dans les chapitres précédents.
2° Ce que peut la résection : (à) pour l'avenir, pour conjurer la généralisation tuberculeuse et prévenir les récidives locales; (b) pour avoir raison des accidents présents, soit locaux, c'est-à-dire suppuration ancienne et abondante et ses dangers; soit généraux : intoxication de l'organisme, déchéance de l'organisme, danger pour la vie; [c) danger de l'opération elle-même.
Les résultats au point de vue orthopédique.
La résection ne supprime pas le danger de la généralisation de la tuberculose.
Il n'est pas démontré qu'elle soit d'une manière générale plus avantageuse que l'arthrotomie et les curettages articulaires contre les suppurations anciennes et abondantes. Et d'autre part, elle laisse, au point de vue orthopédique, des résultats toujours inférieurs à ceux du traitement conservateur et trop souvent de véritables infirmités, pour que l'on ne doive pas chercher par tous les moyens à l'éviter.
Il faut l'éviter dans tous les cas où l'intérêt vital du malade n'est pas en jeu.
La vie du malade n'est en danger que lorsqu'il y a de la fièvre. • 194