CONCLUSIONS
La Fièvre de Malte, septicémie à point de départ lymphatique avec colonisation ultérieure pose en ce qui concerne sa thérapeutique un double problème à savoir :
— 1.) la guérison de la septicémie ;
— 2.) la guérison des déterminations locales et la prévention des rechutes.
Un nombre important de médications tant physiques, chimiques, biologiques qu'antibiotiques furent utilisées dans cette affection dont la tenacité ne découragea cependant pas les thérapeutes.
Parmi tous les moyens utilisés, deux seulement sont susceptible d'être retenus à l'heure actuelle. Ce sont d’une part, les antibiotiques (streptomycine, auréomycine, chloromycétine et terramycine) et d'autre part l'antigénothérapie sous forme de vaccinothérapie intra-veineuse.
Mais la difficulté demeure, quant au choix et à l'association de ces différents moyens.
Pas plus que la vaccinothérapie, les antibiotiques les plus récents ne guérissent à eux seuls, définitivement et constamment la Fièvre de Malte.
Si la mycothérapie est douée d'une action constante et immédiate sur la phase septicémique des Brucelloses, il n'en demeure pas moins que des rechutes surviennent et que cette thérapeutique est d’une efficacité douteuse envers certaines localisations (vstéoarticulaires et méningées surtout).
La vaccinothérapie intra-veineuse quoique plus imprévisible dans ses résultats garde encore toute sa valeur, car elle semble douée d’une efficacité plus grande envers certaines déterminations locales et dans certaines formes particulièrement résistantes. C'est pourquoi, devant les échecs partiels de chacune de ces thérapeutiques, la tendance actuelle est aux associations médicamenteuses. Tandis qu'à l'étranger l'association de la streptomycine avec . l'auréomycine ou la chloromycetine semble avoir la première place, en France, les essais les plus importants ont été effectués avec l'association de la vaccinothérapie et des deux derniers anti
biotiques.