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Mais des études faites tant au laboratoire qu'en clinique humaine, il ressort qu'il n'est pas indifférent de traiter une Fièvre de Malte par l’une ou l'autre de ces méthodes et qu'actuellement, nous aurons à considérer dans la thérapeutique des Brucelloses deux périodes différentes, chacune correspondant à une méthode particulière de traitement :
1) À la période de début de la maladie, le malade a une intradermo-réaction à la mélitine négative : c'est la période anté-allergique. L'organisme humain ne s'est pas encore défendu ; il n'est pas non plus en état de se défendre par ses propres moyens. De plus, les Brucella n'ont peut-être pas encore trouvé un refuge suffisamment sûr dans les gîtes microbiens. On peut alors espérer stériliser l'organisme. Dans ce but, il faut utiliser les antibiotiques les plus puissants en association. Les meilleurs résultats sont obtenus en associant la streptomycine à raison de 2 grammes par jour à l'auréomycine, la chloromycétine ou la terramycine à raison de 3 grammes par jour pour un traitement d'une durée de 15 jours, en moyenne.
2) Par contre, à la période allergique de la maladie, période caractérisée par une intra-dermo positive, l'organisme se défend, il réagit déjà de lui-même. Il faut donc aider à cette défense organique tout en luttant contre les germes en cause.
Au traitement précédent, il sera donc utile et raisonnable d'adjoindre une médication susceptible de fournir à l'organisme humain une arme dont il puisse se servir de lui-même. On fera donc appel dans ce but à la vaccinothérapie intra-veineuse employée selon la méthode préconisée, par Janbon et Bertrand. Employée simultanément avec les antibiotiques, cette médication biologique spécifique qui aide le malade à remanier son système réticulo-endothélial où sont logés les Brucella peut permettre également une meilleure pénétration des antibiotiques dans les foyers microbiens.
Le pourcentage de succès obtenus à l'étranger avec l'association d’antibiotiques s'élève à 100 %.
En France, les cas traités sont trop nombreux pour que l'on puisse établir une statistique. Néanmoins les premiers essais sont encourageants et seul le traitement d'un plus grand nombre de cas pourra nous permettre de nous prononcer définitivement sur l'efficacité réelle de ces nouvelles méthodes de traitements.
Ainsi donc, les imperfections et les lacunes de la théraputique de la Fièvre de Malte, imperfections et lacunes qui étaient très nombreuses jusqu'à ces derniers temps tendent à disparaître.
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Le premier problème thérapeutique est définitivement résolu : on peut se rendre maître d'une Fièvre de Malte dans un bref délai et à coup sûr. Mais actuellement, des rechutes surviennent encore; néanmoins, les essais faits avec les associations médicamenteuses les plus récentes sont de nature à nous porter à l'optimisme en ce qui concerne l'avenir des Mélitococciques-.