‹ Le Traitement de la Fièvre TyphoïdeChapitre 9 sur 12 · BERN · texte numérisé non relu

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principalement par les reins, toujours sous forme d’iodure de sodium.

Dans la Пбуге раєм, les doses d’iodure 85 sont inférieures A la normale quand Yadministration а été faite pendant la phase d’état de la maladie; Campanella (de Catane), qui traitait ses typhiques par des injections sous-cutanées de 1 centigr. diode dans un gramme de solution iodurée, n’a même jamais trouvé, au moyen de la réaction pourtant très sensible à Pacide azotique fumant et au sulfure.de carbone, la plus petite trace d’iode dans les urines.

D'après Maurice Loeper (1), ces faits tendraient à-

prouver que le fonctionnement de la glande rénale pendant la maladie est très diminué ; 11 est aussi logique de penser que 11006 a été volontairement retenu par l'organisme, qu’il a été absorbé et gardé par les leuco-

cytes et les organes lymphoïdes, pour contrebalancer l'action de la toxine typhique, pour aider à la destruc-

tion du bacille d'Eberth.

Ainsi utilisé, on comprend que l'iode soit beaucoup mieux toléré et que les accidents d'iodisme qui, en raison de l'élimination diminuée du médicament, auraient dû être plus fréquents, n'aient jamais été constatés.

Mettons les choses au pire; supposons qu’il puisse y avoir un peu d'iodisme : les accidents d'iodisme graves sont extrêmement rares ; tout se réduira la plupart -du temps à un peu de tension dans les sinus frontaux, à un peu de larmoiement; on observera un peu d’acne,

une salivation abondante ; tout cela est vraiment bien

peu de chose et on admet difficilement que certains

auteurs aient cherché à discréditer un médicament

1. LOEPER. — Mécanisme régulateur de la composition du sang. Thèse de Paris, 1903.

aussi précieux pour des motifs aussi anodins. Серепdant nous conseillons de ne jamais donner d'emblée de hautes doses d’iodure de potassium à d'anciens syphilitiques. En effet sous l'influence d'un médicament énergique comme l'arseno-benzol оп Гіодиге de potassium, les tréponèmes réagissent momentanément, les foyers Syphilitiques en activité ou latents peuvent ótre le siège d'une congestion intense qui peut produire, surtout si elle a lieu dans des organes délicats comme le système nerveux, de véritables désastres : c’est la réaction de

. Herxheimerx; que Гоп manie le remède d’une façon plus

prudente et Гоп n'aura pas de mécomptes.

Une autre question se pose. Dans une maladie ou, per suite de l'élimination des toxines les reins sont déjà soumis à une rude épreuve, l'élimination du médicament n'aura t-elle pas de conséquences fácheuses pour ces organes. Eh bien non; nous citons à Гарри! de notre affirmation les faits suivants : Rose (1) qui a étudié de près un cas d'intoxication chez une jeune fille, á la suite d'une injection d'une quantité considérable de teinture d’iode dans un kyste de l’ovaire, intoxication si grave que la mort est survenue au bout de huit jours, п'а jamais observé pendant ces huit jours, la plus petite trace d'albumine dans les urines; à l'autopsie les reins ont été trouvé « dans un état tout А fait normal ».

D'autre part les médecins qui ont expérimenté Viode dans la fièvre typhoïde en particulier le docteur Bidault ont toujours constaté, lorsqu'il existait de Palbumine dans les urines, que le médicament avait pour résultal de la faire disparaître très rapidement.

Nous ne nous étendrons pas longtemps sur l’action irritante de Гіоде sur les organes digestifs. Cette action

5 Cité par Nothnagel et Rossbach, matière médicale et thérapeutique, 1889.

est d’ailleurs assez rarement observée lorsque la dilution du médicament est convenable et dans tous les cas il est très facile Фу remédier en utilisant la voie sous” cutanée.

Enfin 11006 n’a aucune action fâcheuse sur le cœur et le professeur Pouchet а démontré qu’à l'inverse de l'opinion généralement accréditée l’iode constituait un agent hypertonique.

Ainsi aucun inconvénient sérieux ne résulte de ľemploi deiode, même à hautes doses, et les légers phénoménes d’iodisme qui pourront quelquefois se produire ne peuvent suffire à faire reléguer au second plan un médicament qui doit occuper une place d'honneur dans la thérapeutique.

Mode d'administration. — Posologie

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