OBSERVATION IE
Mme. Q.:.; 29 ans.
Depuis trois mois, se plaint de palpilations, de nervosité, de vomissements, d'’amaigrissement, d'un état lipothymique fréquent.
Elle présente un petit goitre, un peu de tremblement, des sudalions abondantes, un éclat et une fixité du regard, sans exophtalmie: son pouls est instable.
Le M. B. est à + 27 %.
Mise au traitement à la dose de 0 g. 20 par jour, le M. B. tombe en trois semaines à + 10 %. La malade se sent très améliorée.
Elle est revue trois mois plus tard en très bon élal.
OBsERvVATION LE.
AIICACE ARS FANS. à
Le début de l'hyperthyroïdie date de deux ans environ, se {raduisant par l'apparition d’un goitre et d’une exophtalmie, de tremblement des mains, de palpitations, d’un peu d’amaigrissement, de thermophobie et de boulimie.
La malade a un bon état général; son embonpoint est normal. On est frappé par son comportement, qui est fait d'une agitation incessante, presque choréique, d'instabilité motrice, de vivacité des vestes et de la parole. L'exophtalmie est nette : le regard est vil et brillant. Le goitre est ‘du volume d’une grosse noix, élastique, peu vascularisé. Le tremblement est rapide, régulier, prédominant aux extrémités, Le reste de l’examen somatique ne révèle rien de particulier, si ce n’est avec tachycardie à 104 pulsations à la minute.
3 octobre 1947 : Le mélabolisme‘de base est très augmenté : 62 % au-dessus de la normale, On institue un traitement par la Létra-méthyl-thio-urée : quatre comprimés à 50 mg. par jour,
17 octobre : Le M. B. esi descendu à + 32 %.
L'agitation psycho-motrice de la malade à diminué d'intensité. Le tremblement persiste. L'appétit est loujours exagéré. La fréquence du pouls oscille entre 96 et 110 pulsations à la minute.
29 octobre : Le M. B. est relombé à la normale, La malade à engraissé de 1 kg. 200 en quinze jours. Le tremblement à diminué d'intensité. Mais elle prétend constater un accroissement de grosseur de son goitre, se traduisant par une certaine gêne aux mouvements de flexion et d'extension du cou. On donne alors un comprimé de un milligramme de thyroxine par jour et on abaisse la dose de tétra-méthyl-hio-urée à 15 eg.
7 novembre : M. B. à + 31 %. Malgré celte hausse
a gagné encore { kg, 500. Elle se sent très améliorée : son habitus
la malade
est calme, sa vivacité est lombée. L'exophtalmie et l'éclat du
regard ne sont presque plus visibles. Le tremblement est inappa-
rent, On arrête l'administration de thyroxine et on porte la dose de tétra-méthyl-thio-urée à 25 eg. par jour.
21 novembre : M. B. à + 16 %.
L'amélioration clinique se maintient. Le poids a augmenté de { kg. 300, La fréquence du pouls est stabilisée autour de 104-108.
l'décembre : M:B:à —5 °/.
La fréquence du pouls est tombée à 90. La malade ne présente aucun signe de la série myxædémateuse. Cependant, on cesse tout lraitement antithyroïdien à cette date.
La malade est revue le 19 janvier 1948 : son M. B. est à + 18 %. Elle à repris son travail; elle a engraissé de 2 kilos; son pouls varie entre 86 et 90 pulsations par minute, Elle ne se plaint d'aucun trouble subjectif.
Ainsi, le tétra-méthyl-thio-urée a permis d'obtenir en sept semaines la réduction complète d’une hyperthyroïdie élevée. Le métabolisme basal s’est abaissé rapidement, de 2,8 % par jour au cours du premier mois. L'administration de thyroxine, faite afin de se rendre maître d’une réaction hypophysaire possible, résultant de l’hypothyroxinémie, a donné de bons résultats cliniques, mais a eu surtout pour effet de freiner et même de neutraliser l’action antithyroïdienne de la tétra-méthyl-thio-urée, ce qui s’est traduit par une récidive, uniquement métabolique d’ailleurs, vite jugulée par le retour à un traitement normal. Les autres signes basedowiens ont été rapidement influencés : l'excitation psychomotrice et le syndrome subjectif dès la première semaine; l’amaigrissement a régressé au bout de quinze jours; le tremblement à disparu en trois semaines, ef lexophtalmie était devenue beaucoup moins manifeste à la fin du premier mois de ce traitement d'attaque.