CONCLUSIONS
EL — La tétra-méthyl-thio-urée est un composé de la série aliphatique dérivé de la thio-urée.
Il. — C'est une substance anti-thyroïdienne : elle possède la propriété d'empêcher la formation de la thyroxine au sein de la glande thyroïde, aboutissant ainsi à une chute importante du taux de l'hormone thyroïdienne dans l'organisme.
IL. — Expérimentalement, elle réalise chez l'animal l’apparition d’un goitre par hyperplasie hypofonctionnelle. Cette hyperplasie est due à l’action des thyréo-stimulines hypophysaires élaborées en réponse à l’hypothyroxinémie primitive.
IV. — Elle agit en intervenant dans le cycle du métabolisme iodé et en interrompant la chaîne des réactions qui conduisent à la synthèse de la thyroxine. Elle capte l’iode normalement destiné à se fixer sur la tyrosine et elle inhibe les diastases qui permettent cette réaction.
\'E Son activité peut être considérée comme spécifique
dans l’hyperthyroïdie de la maladie de Basedow. Elle se caractérise par son intensité, sa précocité, sa fixilté et sa
constance.
VI. — Utilisée à dose quotidienne de 0 g. 20 à 0 g. 25 par prises de 50 mg. (Basthioryl.), elle se montre capable de produire une amélioration considérable et souvent durable des symptômes subjectifs et objectifs ressentis par les sujets atteints de goitre exophtalmique.
VIT. — Son action sur les signes de la maladie de Basedow se manifeste par :
a) un abaissement rapide et régulier du métabolisme basal, qui revient en trois à six semaines à sa valeur
normale;
b) une disparition complète des témoignages de l’excitation psycho-motrice : agitation, irritabilité, émotivité;
ce) une augmentation du poids;
d) une diminution de la tachycardie;
e) une atténuation et parfois une suppression du tremblement;
f) une régression inconstante de l’exophtalmie.
VIII. — Sa tolérance est excellente dans l’ensemble. La thérapeutique hypophyso-frénatrice par la thyroxine ne doit pas lui être associée de façon systématique. L'emploi concomitant de l’iode est à rejeter.