CHAPITRE PREMIER
LA TÉTRA-MÉTHYL-THIO-URÉE
L'utilisation des dérivés de la thio-urée en thérapeutiqu anti-thyroïdienne a été précédée d’une longue période de recherches expérimentales qui ont mis en évidence le pouvoir goitrigène élevé que possèdent ces substances. C'est, en effet, en 1928 que les auteurs américains Chesney et Webster, nourrissant des lapins avec des choux, notèrent chez ces animaux l'apparition d’un goitre et le développement d'un état myxœdémateux régressant facilement par le retour à une alimentation variée, De même, chez le rat, l'absorption exclusive de graines de colza ou de fèves de soja entraîne une augmentation de volume du corps thyroïde allant jusqu'à un. véritable goitre. Kennedy émit alors l'hypothèse que l'agent goitrigène contenu dans ces végétaux devait être un dérivé de la thio-urée. Lorsque Mc. Kenzie et Mc. Collum,
Nora. — La tétra-méthyl-(hio-urée utilisée dans notre expérimentalion nous a été obligeamment fournie par les EraBcissEMENTS Gaga (Saint-Pourçain-sur- Sioule). Elle doit être mise à la disposition du Corps médical sous la dénomination de Basthioryl. ;
Huer.