HET
en 1942, étudièrent l'hyperplasie thyroïdienne produite chez le rat par la sulfaguanidine, ils en rapportèrent la cause au radical thio-urée.
L'isolement et l'étude systématique des diverses substances anti-thyroïdiennes furent entreprises par Kennedy en 1943, et poursuivies par Richter et Clisbey sur plusieurs centaines de composés chimiques. Astwood et l’école de Boston, sur le plan clinique, aboutirent en 1945 à des résultats très intéressants.
May, Cottet et Netter, employant la thio-urée dans huit cas de maladie de Basedow, obtinrent une amélioration très nette des signes de l'hyperthyroïdie. La thio-urée s'avéra cependant difficile à tolérer par les malades en raison du goût ammoniacal qu'elle communique à la salive. C'est alors que R. H. Williams publia, en 1944, les conclusions de ses études expérimentales et cliniques sur la tétra-méthyl-thio-urée. :
Du point de vue clinique, les premières observations ont été rapportées par Williams en 1945, puis par Bernhart en 1947. Dernièrement, de Gennes rapportait, en 1948, ses quatorze premiers cas d'hyperthyréose traités par la tétra-méthyl-thiourée.
Propriétés physico-chimiques. — La tétra-méthyl-thio-urée se présente sous la forme d'une poudre blanche, cristalline, d'odeur caractéristique et de saveur légèrement amère. Elle est très soluble dans l’eau, environ quatre fois plus que le thio-uracile. Sa solution aqueuse se conserve de facon stable pendant plusieurs mois.
Sa synthèse fut réalisée pour la première fois par Billèter, en 1857, en faisant agir le thiophosgène sur la diméthylamine dans le foluène à 100°. Sa constitution chimique répond à la formule :