RIT
Maître a singulièrement contribué à notre formation intellectuelle.
Cependant, un scrupule nous retenait encore. Sur le terrain biologique, notre marche serait très incertaine. Comment placer nos malades dans le cadre expérimental qui permit à MôrcLcaarp de créer les sels d'or ? Comment saisir le mécanisme de leur action ? Notre crainte ne dura pas : M. Auguste LUMIÈRE nous accueillit dans son laboratoire. Il nous ouvrit ses archives, nous exposa ses conceptions dont l'originalité s'étend de la science pure à la sociologie. Et tandis qu'il parlait, il nous semblait que se trouvaient harmonieusement unies la charité et la science, équilibre rare du cœur et de la raison. C’est à ces deux Maîtres, très bons et très sûrs que cette étude doit ce qu'elle a de meilleur.
Devant ces encouragements, l’hésitation n'était plus permise : les médecins d'Hauteville, MM. Boxark, BReTTE, FARION, Pair et Rouayx, nous signalaient leurs observations, et nous faisaient part de leur expérience. La liste des malades traités par les sels d’or était devenue très longue. Sur plus d'un point, elle était suggestive. Notre camarade LEFÈvVRE en établit avec nous le bilan; le Docteur Marartx, MM. AZAM, Dessœur, GuirAUD et BEAUDEQUIX nous aidèrent dans la récolte. M. AxGiRAny prépara les films.
À Lyon, le Professeur Courmoxr, le Professeur agrégé CORDIER, qui fut un de nos premiers Maîtres, les Docteurs Charles GaizLARD, GéLiBerr et Boïssez voulurent bien s'intéresser à notre travail.
Notre ami Henri Tri£rs. chef de clinique à la Faculté
le
de Lyon, confirma nos conceptions doctrinales. Quand nous avons cherché avec lui à séparer le bien-fondé de l'incertain, nous avons compris ce que pouvait une documentation riche lorsqu'elle était au service d’un esprit clair. Le Docteur Félix Guizcor fut un confident sûr, un ami près duquel notre pensée dégagea parfois ses contours incertains. Le Docteur Rouax s’est rappelé l’époque où, sur les bancs de l’Ecole, tous deux candidats, nous mettions en commun, dans une collaboration fraternelle, nos idées et nos rêves (1).
Il nous a été doux de remplir ce devoir de reconnaissance. Nous voudrions avoir mieux su le dire.
(1) Nous ne saurions trop remercier le Docteur VIGNE de l'extrême obligeance avec laquelle il voulut bien surveiller la confection matérielle de cet ouvrage,