‹ Le traitement de la tuberculose pulmonaire: par les sels d'orChapitre 48 sur 91 · II. — AURO-RÉSISTANCE RELATIVE · texte numérisé non relu

II. — AURO-RÉSISTANCE RELATIVE

Chez d’autres malades, la médication ne donnera d’abord aucune amélioration. Ce résultat négatif tiendra le plus souvent à une résistance propre de l'organisme. Mais, en l'absence de toute réaction, et si les sujets ont un état général suffisamment solide, on pourra augmenter les dernières doses, ou prolonger le traitement pendant quelques semaines. Nous signalerons un tuberculeux subfébrile qui présentait une indication typique de sels d’or: il avait une lésion ulcéreuse du poumon gauche, et le pneumothorax était impossible. Cependant il reçut sans aucun bénéfice 0,10 cg., 0,15 cg., puis trois injections de 0 gr. 20 de sanocrysine. Comme il présentait un état général excellent, on atteignit la dose de 0 gr. 25, qui fut répétée six fois. A la fin de la série, la température diminua, l’expectoration devint moins fréquente (malade du Docteur RouGy). Donc chez les malades, qui présenteront une auro-résistance relative, on pourra, avec beaucoup de prudence, sous une surveillance systématique, et en l'absence du moindre incident, répéter, plus de quatre fois, la dose de 0 gr. 25, ou même parvenir à la quantité de 0 gr. 30 qu'on injectera deux ou trois fois, jusqu'au total de 4 grammes. On verra quelquefois cesser cette auro-résistance.

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