III. —— INTOLÉRANCE LÉGÈRE
D'autres malades présenteront une réaction légère et isolée. La conduite à tenir variera suivant la nature de cet accident.
1° Accidenis immédiats. — Si l’on excepte les vertiges qui durent, et les vomissements qui se répètent, les accidents immédiats n’ont aucune gravité. Ils ne modifient nullement le pronostic de la maladie. A la seconde et à la troisième injection, « on tâtera la susceptibilité du malade » en répétant les doses faibles, sans les augmenter. Quand ils surviendront au milieu ou à la fin de la série, on « descendra » de cinq centigrammes, à l’injection suivante.
2° Réactions thermiques. — On ne tiendra pas compte d’une élévation thermique de quelques dixièmes, ni même d’une réaction thermique passagère à 38°5 ou 39°. Lorsque le clocher sera plus élevé, on attendra douze jours et l’on diminuera la dose suivante. Lorsque l’aceident fébrile durera plus d’une semaine, on arrêtera définitivement le traitement.
3e Troubles digestifs. — Lorsqu'un malade présentera une légère diarrhée le jour ou le lendemain d’une injection, on attendra quinze jours et l’on diminuera la dose suivante. Si la diarrhée récidive, ou si elle persiste, on renoncera aux injections. Dans tous les cas, on interrogera soigneusement le sujet sur ses antécédents digestifs. |
4° Accidents cutanés. — L'érythème peut être le prélude d’un exanthème. Donc, à l'apparition de la moindre « rougeur », on suspendra le traitement jusqu’à la disparition totale et définitive de cet accident.
5° Accidents rénaux. — Lorsqu'on trouvera dans l’urine des traces non dosables d’albumine, ou une dose extrêmement faible, on suspendra le traitement pendant une semaine. Si l'analyse redevient négative, on reprendra les injections, en employant une quantité plus faible, et l’on examinera les urines 24 heures plus tard : si l’on trouve à nouveau de l’albumine, on arrêtera le traitement. Les sels d’or seront abandonnés, si l’on constate une albuminurie importante.
6° Accidents congestifs. — Lorsque le traitement provoquera une réaction focale prolongée, on devra redouter une réactivation des lésions pulmonaires. On renoncera définitivement aux sels d’or.