‹ Le traitement des aliénés dans les familles (volume 2)Chapitre 27 sur 60 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DU CHOIX DE l'habitation

Le traitement familial est déjà, comme on le voit, sujet à quelques réserves relatives aux convenances générales et aux difficultés du choix des malades qui courent des risques de différente nature. Mais ces difficultés ne sont pas les seules, il s'en rencontre dans le choix du local et des gardesmalades.

Le choix du local mérite la plus grande attention et est nécessairement influencé par la forme du trouble mental et des accidents concomitants que présente le malade.

Quelle que soit l'exubérance de la manifestation,la folie est toujours caractérisée par un défaut mental qui n'est que la traduction extérieure d'un défaut de la nutrition. Il est donc particulièrement nécessaire que tout malade de cette catégorie soit

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placé dans des conditions d'hygiène générale irréprochables. Quelle que soit la forme de sa psychose, son habitation doit être située de telle sorte qu'il puisse vivre autant que possible au grand air, faire de l'exercice à pied. Le repos de l'esprit étant le principal moyen de réparation du déficit, on doit veiller à ce que le sommeil ne soit troublé par aucun voisinage bruyant. « Le plus sûr remède aux maux de la vie civilisée, dit Weir Mitchell, doit être trouvé dans quelque forme de retour à la barbarie (1). » Plus les tourments de la vie urbaine ont joué un rôle évident dans la production des troubles mentaux, plus il est nécessaire de le reléguer loin du bruit et de tout ce qui peut lui rappeler le genre de vie qui a compromis sa santé psychique.

On doit se préoccuper du voisinage si le malade a des tendances au suicide, s'il est sujet à des attaques convulsives, s'il est disposé à faire des fugues.

L'habitation elle-même doit être convenablement

(1) Ccmi}} Cure; Piiilad., d877, p. 45.

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installée au point de vue de la yentilation, de réclairage, du chauffage, et ne présenter aucun vice de construction qui constitue un danger pour les malades ou une difficulté pour la surveillance.

Lorsque les malades ont quelque propension au suicide, l'aménagement mérite une attention spéciale, la fermeture des fenêtres doit être convenablement assurée. Il faut supprimer tout ce qui pourrait servir au malade à se pendre, etc.

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