FONCTIONS DIGESTIVES
en mesure de constater le caractère du pouls ; mais lorsqu'il est fréquent, et surtout s'il existe d'autres phénomènes d'excitation, il doit prendre la température.
Les fonctions digestives doivent être surveillées avec le plus grand soin. Il faut observer si l'appétit est bon, mauvais ou inégal; s'il existe du dégoût pour certains aliments; lorsque le malade refuse de manger, savoir s'il s'agit d'une simple indifférence ou d'une idée délirante. Il faut remarquer encore si la digestion se fait facilement, si le malade n'est pas ballonné, rouge, somnolent après ses repas; s'il se produit des gaz ; si les selles sont normales, régulières. Le gardemalade doit d'ailleurs veiller à cette régularité en engageant le patient à se présenter à la garderobe à heures fixes, ou par des laxatifs appropriés. La constipation doit toujours être combattue, elle joue souvent un grand rôle dans la production ou dans l'exasfération des troubles mentaux. Si le malade a des vomissements, il faut noter s'ils se produisent après les repas ou à jeun, si ce sont des aliments, digérés ou non, qui sont rejetés ou
si ce sont des matières glaireuses ou bilieuses, si enfin le vomissement existe seul ou s'accompagne d'autres symptômes, de douleurs de tête par exemple, s'il est précédé de nausées, s'il se fait avec effort ou douleur, ou si les matières sont évacuées sans aucun effort comme d'un vase qui se renverse.
Les matières fécales doivent du reste être explorées avec le même soin ; il faut notamment rechercher s'il n'existe pas de vers intestinaux qui peuvent jouer le rôle de cause excitante dans la maladie. Toutes les excrétions qui contiennent du sang ou des matières douteuses doivent être conservées pour l'examen médical.
Chez les femmes, les règles doivent être notées avec le plus grand soin au point de vue de leur durée, de leur abondance, de leur couleur, de leur odeur, des douleurs ou des autres phénomènes qui les accompagnent. 11 existe une relation très étroite entre les troubles des fonctions génitales, surtout chez les femmes, et les troubles névropathiques, à tel point qu'on a pu dire qu'il existe un rapport entre l'augmentation de fréquence des