‹ Le traitement des aliénés dans les familles (volume 2)Chapitre 43 sur 60 · MOYENS DE CONTRAINTE · texte numérisé non relu

MOYENS DE CONTRAINTE

du (( non restraint » accepté par la plupart des médecins est entré beaucoup moins facilement dans la pratique que dans la théorie (1). Ceux qui ont le plus combattu l'emploi de la contrainte mécanique ont fréquemment recouru à la chambre capitonnée où le malade est trop souvent livré à lui-même sans surveillance. Dans la chambre capitonnée, le furieux peut déchirer ses vêtements à loisir, se déchirer lui-même, avaler ses boutons et ses excréments, voire même s'étrangler : on en pourrait citer des exemples. Il n'est donc pas bien

(1) W. Lauder Lindsay, The theory and practice of non restraint in the Ireatment of the insane (Edinburgh med. journ., 1878, april., p. 887, june, p. 1092). — Le dernier mot du « Non restraint » le système des « portes ouvertes » ou « système écossais, » n'est pas si général en Ecosse qu'on pourrait le croire. Il est appliqué actuellement (1888) dans les asiles de Melrose, de Springfield, de Woodilee, de Locligilphead, de Rosswell, de Stirling, de Haddington, de Banff. Or, il y a en Ecosse 7 asiles royaux, 12 asiles de districts et 6 asiles paroissiaux. Quelques asiles construits en plein champ ou en pleine montagne ont pu se passer de murs, mais ils n'en sont pas plus ouverts pour cela. A Inverness, par exemple, on peut pénétrer jusqu'aux bâtiments de l'asile sans être interrogé, mais on peut constater que la plupart des portes extérieures et intérieures ne s'ouvrent pas autrement qu'avec une clef qui est dans la poche de l'infirmier en charge.

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