‹ Le traitement des aliénés dans les famillesChapitre 22 sur 57 · LES ALIÉNÉS DANS LES FAMILLES EN ECOSSE · texte numérisé non relu

LES ALIÉNÉS DANS LES FAMILLES EN ECOSSE

désirer. Aucune rétribution n'est allouée en général au gardien, qui est toujours parent ou ami du libéré ; cependant, il semble, d'après le rapport de M. Sibbald, que l'État puisse, dans certains conditions, contribuer à son entretien. Chaque mois, le gardien envoie à la prison un rapport mentionnant l'état mental et physique de son pensionnaire, et le médecin de ]a prison doit le visiter et faire un rapport sur lui deux fois par an. Entre ces visites, la responsabilité du gardien reste entière. M. Mac Naughtan, superintendant du département médical de la prison générale de Perth, m'a affirmé qu'on n'aurait eu aucun inconvénient grave à regretter depuis qu'il est chargé de ce service ; la déposition de M. Sibbald (1882) signalait antérieurement une disparition. Quand le gardien soupçonne une rechute de la maladie mentale, il communique ses craintes à l'administration, et l'on prend immédiatement des mesures convenables, soit en réintégrant la liberté au quartier médical de la prison soit autrement.

Le quartier médical de la prison de Perth contenait à la fin de l'année 1888 49 aliénés dits criminels ; 12 autres jouissaient de la liberté

conditionnelle, 8 vivant chez des parents, 4 chez des gardiens. Sur 3 individus admis en 1887 à la libération conditionnelle, % avaient déjà été libérés, puis réintégrés. Cette circonstance semble indiquer que si le système n'a pas jusqu'à présent donné lieu à des inconvénients graves, il ne présente peut-être pas cependant une garantie suffisante.

Comme Fa bien fait remarquer de Boëck au Congrès d'Anvers en 1902, tous les aliénés délinquants ne sont pas dangereux et peuvent être maintenus dans les colonies, un bon nombre de débiles, de déments, de paralytiques généraux, d'arriérés, etc.

Page 1