CONCLUSIONS
d'entretien des malades, mais encore en permettant d'éviter la nécessité de la construction de nouveaux asiles.
L'éloignement de ces malades, qui ne tirent aucun profit de leur séjour dans les asiles, permettrait un emploi plus utile du temps du personnel médical et administratif.
Les conditions du traitement familial semblent pouvoir être améliorées par une éducation appropriée des gardes, qui devraient être munis d'instructions générales sur les soins essentiels réclamés par les aliénés. Dans les colonies indépendantes, la mortalité ne paraît pas plus élevée que dans les asiles1.
L'exemple de l'Ecosse montre que la principale condition du succès réside dans une inspection efficace.
Les malades inoflensifs ont leur sort amélioré par l'assistance familiale qui peut quelquefois rétablir leurs fonctions. La communauté y
1. A Lierneux la mortalité qui était de 12,45 p. 100 en 1888 est tombée à 10,88 en 1880v 10,58 en 1890, 6,77 en 1891. Si Ton veut remarquer qu'une; des statistiques les plus favorables, celle de la mortalité des malades au-dessus de dix ans, faite pour les asiles d'Ecosse par M. A. Mitchell. donne 8,3 p. 100, on pourra reconnaître que la statistique de Lierneux n'est pas trop décourageante.
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trouve son intérêt en raison de l'économie des frais de l'assistance. Les agents de l'assistance, les nourriciers voient un gain évident dans le prix des pensions ; il s'y ajoute par le travail de l'assisté valide. Les surveillants, médicaux ou administratifs, de l'assistance non seulement protègent la liberté et le bien-être des assistés mais ils se rendent utiles aux nourriciers en les éclairant sur les règles générales d'hygiène qu'ils doivent exiger.
Le Congrès tenu à Anvers en 1902, qui comptait parmi ses membres des aliénistes de tous les pays, acclama « le vœu que l'assistance familiale des aliénés soit appliquée sous toutes ses formes et clans la plus large mesure ».