‹ Le Traitement des Collections Purulentes: Protéinothérapie LocaleChapitre 23 sur 35 · III. — Etude des observations · texte numérisé non relu

III. — Etude des observations

Nous avons donc traité 31 malades parmi lesquelles 2 présentaient une bartholinile double, ce qui porte notre expérience à 33 cas soit, suivant la distinction établie plus haut 27 bartholinites fermées, 6 bartholinites à large drainage. Mais si cette distinction est de la plus haute importance au point de vue de la technique à employer, elle n’en présente aucune au point de vue évolutif. L'ouverture préalable de la collection par in-

cision ou fistulisation ne semble pas plus hâter la guérison qu'éviter les insuccès. Tout au plus peut-on penser que la largeur anormale de l'orifice glandulaire peut favoriser les échecs (obs. 14 et 21). Pourtant cette condition anatomique ne peut en être tenue comme entièrement responsable, témoin le cas n° S qui a guéri en 9 jours, dès qu'a été employée la crème peptonée au lieu de l’eau peptonée injectée en pure perte les jours précédents.

Enfin, contrairement à ce que nous avons remarqué pour les bubons, l'ancienneté de date de la bartholinite n'exerce aucune influence sur la rapidité de la guéri-

son.

1° Evolution locale, — Dans les cas heureux, la protéinothérapie locale réduit l'évolution de la bartholinite à une période de 6 à 10 jours pendant laquelle 3 injections, # au maximum sont pratiquées. Trois phénomènes heureux Se produisent : la Sédation de la douleur est immédiate ; la fièvre,si elle existait avant l'injection, disparait aussitôt, les caractères inflammatoires s’effacent rapidement. De ponction en ponction, on assiste à la résorption du pus : il devient plus sanglant, puis se transiorme en une sérosité claire ou sanglante. Enfin n'existe plus qu'un nodule induré qui disparaît totalement. Chez une seule de nos malades (obs. 2) ce nodule à persisté, nous l'avons retrouvé sans modifications à plusieurs reprises, et nous ne saurions pour ce cas affirmer une définitive guérison qu’un réveil ultérieur pourrait venir démentir.

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2° Réactions locales. — Une seule fois (obs. 20) nous avons observé une véritable réaction inflammatoire après la 2° injection. C’est là une exception.

Deux fois (obs. 23 et 24) est survenu au 4° et au 12° jour du traitement un énorme œædème gélatineux translucide sans aucun caractère inflammatoire. Il a disparu rapidement et n’a pas compromis l’évolution régressive de l’abcès glandulaire, bien que nous ayons interrompu les injections en attribuant cet incident à une intolérance médicamenteuse. Peut-être s'agissait-il d’une simple réaction focale semblable à celle qu’on peut observer après les diverses injections de vaccin. La guérison a été plus lente à se produire ; elle a demandé 16 jours dans les 2 cas.

Quatre fois, des bartholinites fermées (obs. 5, 10, 15, 18) se sont fistulisées après une injection. Nous pensions, d’après nos premiers essais, pouvoir rapporter cel accident au choix de la face interne comme lieu de ponction. Mais dans 2 de ces cas la piqüre avait été pratiquée au bord antérieur de la lèvre. La fistulisation d’une bartholinite ne doit pas, à l'opposé de celle d’un bubon, être considérée comme un événement de bon augure : 3 fois la guérison n’a été que retardée, mais dans le dernier cas, l'arrêt du processus curateur on a été la conséquence évidente.

Une fois (obs. 27) un abcès de voisinage a succédé à une ponction, ce qui montre à quel point il faut scrupuleusement respecter les précautions habituelles d’asepsie.

Enfin l'observation n° 20 illustre les dangers de l’in-

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