‹ Le Traitement des Collections Purulentes: Protéinothérapie LocaleChapitre 35 sur 35 · PAIE · texte numérisé non relu

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nisme, de «réactivité protéinique » pour employer le mot de ZorLLer. Phénomènes inflammatoires au début du traitement, légers il est vrai, réaction focale œdémateuse plus tardive n’ont pas manqué dans nos observalions et constituent une analogie de plus entre les effets des deux méthodes.

En définitive nous ne songeons nullement à contester le mode d'action spécifique des différents filtrats-vaccins. Mais nos recherches prouvent que les peptones contenues dans ces préparalions jouent un rôle qui n'est pas à négliger. Ce rôle est important et de la richesse en peptone de la préparation employée dépend peut-être l’efffcacité de la médication.

Dans le service de M. le Pr Marran les impétigos élaient traités comparativement par des applications locales de filtrat-vaccin et de bactériophage ; la r'apidité de guérison était la même, mais alors que les résultats étaient définitifs chez les sujets traités par les bouillons-vaccins, les récidives étaient de règle pour les autres.

Or le filtrat, lorsqu'on emploiele bactériophage, neconlient que les peptones du bouillon ; dans les filtrats-vaccins existent peptones du bouillon et protéines microbiennes. 1

Nous rapprocherons ce fait de la nécessité d’un taux de concentration optimum de la solution de peptone pour le succès de nos expériences,

Tels sont donc les constatations cliniques qui per-

mettent de rapprocher ou d’unir la vaccinothérapie et .

la protéinothérapie locales.

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Mais dans le domaine de Fexpérimentation les analogies vont encore plus loin.

En 1901-1902 Issaer et Borper protègent le péritoine d'un cobaye contre les infections cholériques et streptococciques par l'injection préalable de bouillon dans la cavité périlonéale qui, en provoquant une leucocytose locale, concentre les facteurs de la phagocytose,

En 1923 AnroixG et LANGERON constatent que l'injection intrapéritonéale d’une substance protéique banale (sérum de cheval, caséine, solution de peptone à 5 %) peut conférer au cobaye un état réfractaire local d’une durée de quelques heures vis-à-vis de l’infection par le bacille procyanique.

Quelques mois après ces auteurs, GRATIA relate des expériences personnelles où il réalise chez le cobaye une immunité locale d'une durée de 30 heures pour l'infeclion charbonneuse par injection intracutanée de peptone ou de bouillon.

Pour ces expériences d’ailleurs, il faut plutôt parler d'état réfractaire que d’immunité locale, mais laction de la peptone y est mise en évidence et ARLOING a pu parler d'une véritable « vaccination protéinique préventive » pour expliquer ces cas où l'afflux leucocytaire in silu concentre les facteurs physiologiques de la défense.

En définitive nos constalations sont du même ordre que celles de M. le P'Teissier, R&ILLY et RIVALIER pour la vaccinothérapie générale : « le problème du mode d'action de la vaccinothérapie spécifique rejoint celui de la protéinothérapie ». |

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CONCLUSIONS pe

#8 1. -- Avec M. le Pr agrégé Shsknv nous avons étudié

514 une nouvelle méthode. de traitement des suppurations ATP

Es aiguës circonscriles, la protéinothérapie locale par in- 2400 ‘3 jections d’eau peplonée à 10 % où de crème peptonée à A je D 10% + oi

1700 IL. -- Nous avons appliqué cette méthode à 53 cas NE D dé suppuralions divérses : “ 4 EF 12 bubons chancrelleux : j | Fe " 33 bartholinites ; 1 u; 4 hidrosadénites axillaires : 12 1 | 3 abcès chauds de siège divers dont un abcès de lu 3 “2 % fosse ischio-rectale ; $ F D { adénophlegmon carotidien. 5 D Celle thérapeutique ne nous a donné que 7 insueces. 10 À Si la peptone délivrée eut toujours été d'une qualité : 4 parlaile nous pensons que la constance de la méthode TS 54 ne se fût pas démentie. AS 4 | |

É ; III. — Nous souhaitons pouvoir la mettre en œuvre \t } contre d’autres types de collections suppurées telles que ca 4 st É à à sé r

DE + > da à panaris, phlegmons, abcès du sein, et même pleurésies purulentes ou abcès viscéraux.

FES IV. — Les avantages de la protéinothérapie locale | PA H sont à considérer à plusieurs points de vue : GAY:

se — simplicité extrême de la méthode ; de Nr, — absence d’immobilisation des malades ; # As" — absence habituelle de réactions générales ; s : : — rapidité de la guérison ; TRUE — suppression de l'intervention sanglante dans les : k j cas où de prime abord elle aurait pu paraitre À indispensable. | : a.

‘44 V.— Mais nos recherches n’aboutissent pas seule- ‘40 0 ment à préconiser une méthode nouvelle de traitement HU: des collections purulentes dont l'intérêt pratique s'avère ë de premier ordre. Elles ont aussi une portée beaucoup 32 plus générale que le traitement de suppurations plus ou - LS moins banales : la protéinothérapie locale peut servir à à À éclairer le mode d’action de certaines médicalions bac- 14 tériennes.

prie me:

Tip “ € er. t 4 ke S Vu, le Doyen, Vu, le Président de Lu thèse ne H. ROGER BEZANCÇON.

VI Vu el permis d'imprimer :

" Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLÉTY.

Co

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