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succès ne semblent devoir faire préférer une méthode plutôt que l’autre. 2
Notre champ d'expériences a été forcément limité du fait que nos recherches ont eu lieu dans un service de dermatologie ; mais il n'y à aucune raison de penser que la protéinothérapie locale puisse se montrer moins elicace dans d’autres suppurations circonscrites. Nous souhaiterions en faire l'essai sur les panaris, les phlegmons, les abcès du sein ; nous aimerions tenter la même thérapeutique au coursde pleurésies purulentes, d'abcès du poumon ou du foie. Dans ces cas la plus grande prudence serail nécessaire pour éviter les accidents que pourrait causer la trop rapide absorption de la peptone dans des cavités richement vascularisées.
D'ailleurs nos recherches n’aboutissent pas seulement à faire connaître un nouveau traitement destiné peutêtre demain à rejoindre dans les limbes de l'oubli tant d'autres médications. Elles ont une portée beaucoup plus générale ; elles éclairent le mode d'action des médicalions bactériennes employées jusqu'ici, amènent à préciser le rôle des protéines contenues dans ces diverses médications.
Il ya beau temps déjà que les opinions sont partagées au sujet du mode d'action de la vaccinothérapie générale : s'agit-il d'un choc protéinique ou au contraire d’un effet spécifique ; faut-il admettre une action de choc immédiate liée aux protéines microbiennes doublée d'une action spécifique tardive ?
Les mêmes interprétations ont été données du mode d'action de la vaccinothérapie locale.
En juillet 1925 Fournier ét LonsuMEaU publient les résultats obtenus en traitant es bubons chancrelleux par l'injection intraganglionnaire d’un vaccin polymicrobien non spécifique : ils concluent que leur traitement constitue plutôt une protéinothérapie qu'une vaccinothérapie locale et que d'aussi favorables effets pourraient peut-être résulter de l'emploi de protéines non bactériennes.
En 1926 F. P. Gay admet que l’action des filtrats vaccins peut être uniquement due à la peptone qu'ils contiennent et qui accroît l’afflux leucocytaire èn situ.
Dans le mémoire auquel nous avons déjà fait allusion M. le P' Treissier, REILLY et RIVALIER estiment que cette opinion est peut-être trop exclusive et qu'il faut réserver un rôle à l'antigène contenu dans les filtrats microbiens.
Mais ces opinions, que d'ailleurs nous ignorions au début de nos recherches, n'étaient que des hypothèses ; nos observations en font des réalités : la peptone employée seule suffit à provoquer la guérison rapide de certaines collections purulentes.
En somme, protéinothérapie et vaccinothérapie sont deux méthodes connexes : par la seule protéinothérapie locale tentée avec des protéines non microbiennes nous obtenons les mêmes résultats qu’en employant la vaccinothérapie locale. Qui plus est, l'action de la méthode semble dans nos cas de bubons, régie par les mêmes lois que la vaccinothérapie générale : plus est ancien le foyer infectieux, plus est rapide la guérison comme s'il y avait un état de sensibilisation de l’orga-