‹ Le traitement des kystes du mésentèreChapitre 18 sur 44 · LE RT DRE · texte numérisé non relu

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meur, une longue aiguille de Pravatz et à retirer ainsi une partie du liquide qu’elle pouvait contenir. Mais combattu vigoureusement, en particulier par HAHX dès 1887 et par LOEHLEIN 1889, ce mode d’investigation fut vite abandonné, comme dangereux et inefficace, l’aiguille pouvant, au cours de son trajet, blesser soit une anse intestinale, soit un des nombreux vaisseaux qui sillonnent souvent les parois des kystes et, de plus, la présence de liquide retiré par ponction ne permettant d'établir avec certitude, ni le siège intramésentérique du kyste, ni sa nature.

Dans un but thérapeutique, la ponction recommandée également par AUGAGNEUR, fut aussi vite abandonnée.

En 1886, AUGAGNEUR écrivait dans les conclusions de sa thèse d’agrégation : « Le traitement de tout kyste du mésentère doit commencer par la ponction capillaire » ; il considérait, en effet, ce procédé comme non dangereux. « Jamais la ponction dans les kystes du mésentère n’a provoqué la mort » ; mais il reconnaissait déjà ses insuccès : « Un certain nombre de kystes qui ont été traités ensuite par d’autres méthodes avaient été infructueusement ponctionnés », Avant lui, PÉAN dans son traité sur le diagnostic et le traitement des tumeurs abdominales et du petit bassin, 1880, avait déjà insisté sur les échecs de cette

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méthode qu’il considérait comme purement palliative.

En 1890, ARÉKION, dans sa thèse, déconseillait complètement la ponction qu’il considérait comme dangereuse, inefficace et pouvant, par les adhérences qu’elle provoque, augmenter les difficultés d’une intervention ultérieure.

Cependant, en 1895, TacxarD, de Toulouse, dans un article du « Bulletin Médical », recommandait encore d’avoir recours à elle et écrivait : « Il me semble qu’en cas de tumeur séreuse intra-abdominale, il faut recourir à la ponction, avant d’en venir à la laparotomie. Il sera temps d’en venir à ces opérations (marsupialisation ou extirpation) si la ponction échoue et il n’est pas prouvé que la ponction rende l'opération ultérieure plus difficile.

Ce fut BÉGouIx, en 1899, qui fut le dernier à défendre cette méthode. « La ponction n’a jamais causé la mort d'aucun malade et elle a été, dans presque la moitié des cas, suivie de succès thérapeutique », écrivait-il dans son article de la revue de chirurgie, intitulé « Tumeurs solides et liquides du mésentère ». Il y réunissait cinquante quatre cas de ponctions exploratrices ou évacuatrices qui n’avaient donné lieu à aucun accident. Il recommandait de faire la ponction « sur une partie de la tumeur reconnue mate

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dans plusieurs examens successifs et avec un trocart ou une aiguille de très petit calibre, adaptée à un aspirateur ». Il croyait cependant que ce mode de traitement devait être réservé aux kystes sanguins ct aux kystes séreux uniloculaires.

Mais, depuis le début de ce siècle, tous les auteurs ont déconseillé la ponction qui n’a plus guère été utilisée.

De même les ponctions suivies d’injections modificatrices (de teinture d’iode le plus souvent) qui avaient été proposées et essayées pour diminuer le nombre des récidives, ont été abandonnées par tous les chirurgiens. Enfin, la ponction après laparotomie qui avait été pratiquée par SPENCER WELLS, LAWSON TaiT, DESMONS, a été également délaissée, sauf dans les cas où elle est la seule méthode applicable et elle n’est alors considérée que comme un pis aller. C’est ainsi que sur les soixante-dix observations que nous avons rassemblées, nous en avons trouvé trois où, après laparotomie, le chirurgien a dû se borner à faire une simple ponction évacuatrice.

Ce sont : celle de NAUMANN, 1923, jeune enfant de dix-huit mois, opéré d’urgence avec le diagnostic d’appendicite aiguë, et qui présentait en réalité un lymphangiome du mésentère, que le mauvais état général de ce très jeune enfant ne permit que de

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