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ponctionner ; celle de PAYR, rapportée par SUDHOFF, en 1924, jeune femme de 21 ans, qui présentait un énorme lymphangiome polykystique dont les adhérences et la multiplicité des poches ne permettaient aucune tentative d’extirpation ou même de marsupialisation, et qui dût être simplement ponctionné ; enfin, celle de Wizsox, 1929, enfant de 8 ans, opéré avec le diagnostic de péritonite tuberculeuse à forme ascitique, et qui présentait un gros kyste chyleux à parois excessivement minces, ce qui contre-indiquait tout essai d’extirpation ou de marsupialisation. Dans ces trois observations, il y a eu récidive et mort dans un délai n’excédant pas six mois.
Dans la littérature médicale, on retrouve bien des cas de guérisons obtenues par simple ponction évacuatrice, tels sont ceux de MicLARD, 1882, (kyste séreux guéri par une seule ponction), BRISTOWE, 1883, (kyste sanguin), MENZIES, 1883, (kyste sanguin guéri après deux ponctions), ALBUTT, 1883, (kyste sanguin guéri après trois ponctions), cités dans la thèse d’ARÉKION; mais à côté de ces quelques cas (où le diagnostic exact n’a pu d’ailleurs être fait), il existe d’innombrables cas de récidives.
Quoi qu’il en soit, vu les dangers (peut-être moins grands que certains l’ont écrit) et surtout les nombreux échecs de cette méthode, on comprend qu’elle soit de nos jours complètement abandonnée.
PR (1 Ua 2. - LA MARSUPIALISATION
Intervention facile, rapide et à faible mortalité, la marsupialisation a connu, il y a quelques années encore, une certaine vogue, mais est très combattue actuellement.
C’est elle qui donna un succès à PÉAN, aussi écrivait-il en 1880 : « Une seule méthode de traitement nous semble digne d’être appliquée avec des chances nombreuses de succès, c’est celle que nous avons déjà fait connaître dans nos considérations générales sur le traitement des tumeurs de l’abdomen, sous le titre de traitement par suppuration avec conservation de la portion profonde et adhérente du sac, suture des lèvres de cette plaie formée, en bourse, aux lèvres de la plaie des parois abdominales et application d’une canule à demeure ». Mais en 1886, AUGAGNEUR la déconseille, estimant que tout en étant aussi dangereuse que l’extirpation, elle peut donner des récidives. Cependant, dès 1890, avec ARÉKION et BRAQUE- HAYE, Cette méthode, vu sa faible mortalité (7 % contre 60 pour l’extirpation d’après BRAQUEHAYE) est à nouveau considérée comme la méthode de choix dans ie traitement des kystes du mésentère. Mais déjà queiques chirurgiens tels TACHARD de Toulouse, en 1885, ne la considèrent plus que comme « un pis aller ».