‹ Le traitement des kystes du mésentèreChapitre 21 sur 44 · AE RUN · texte numérisé non relu

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l’aide d’un gros drain. TERILLON avait d’ailleurs, pour éviter ce danger qui était dû à la grande faculté de résorption des parois kystiques, recommandé d’utiliser des mèches au salol. Enfin, les récidives après marsupialisation semblent être excessivement rarss, bien que théoriquement l'existence de nombreux kystes pluriloculaires puissent en être un facteur. Nous n’en avons retrouvé qu’un seul cas, celui de Lawson-Tarr et, en réalité, il ne s’agissait pas dans ce cas d’une véritable marsupialisation, mais plutôt d’une simple ponction sous le contrôle de la vue.

D’autres dangers de cette méthode sont vraiment trop exceptionnels pour pouvoir la faire rejeter d’une façon absolue. Il en est ainsi de la chylorragie citée dans les observations de RascH et CüUSSEROW, des hémorragies secondaires dues plutôt à une insuffisance de l’hémostase, de la méconnaissance de la malignité d’un kyste et de la hernie d’une anse intestinale à travers la paroi abdominale.

De même, l’existence d’une cicatrice disgracieuse après marsupialisation et la persistance d’une fistule pendant quelques mois, ne sont pas d’une gravité suffisante pour interdire d’une façon absolue la mars1pialisation.

Les seuls dangers vraiment sérieux que peut entraîner la marsupialisation sont la possibilité d’une

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occlusion post-opératoire, à la suite d’adhérences entre le kyste et la paroi abdominale, d’où coudure ou étranglement de l'intestin (LOLHEIN, ROTTER) et l'existence assez fréquente d’éventration au niveau de l’orifice de drainage (cas de DEMONS, BREUTAUD, BERGMAN).

Quoiqu'il en soit, cette méthode garde un avantage sérieux : sa très faible mortalité due à la simplicité

et à la rapidité de sa réalisation.

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